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 biographie mies van derohe

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MessageSujet: biographie mies van derohe   Ven 14 Nov - 13:24

« SOMMAIRE



1 INTRODUCTION


2 BIOGRAPHIE
A-VIE

B- FORMATION

C-IMMIGRATION EN AMERIQUE

3 PRINCIPES

4 REALISATIONS – ŒUVRES


I-INTRODUCTION

Ludwig Mies van der Rohe (né le 27 mars 1886 à Aix-la-Chapelle, décédé le 17 août 1969 à Chicago) est un architecte allemand.
Son véritable nom est Ludwig Mies. En 1921, il accole au nom de son père celui de jeune fille de sa mère en les reliant par un « van der » artistique et devient Ludwig Mies van der Rohe .


La vie, la formation et l’émigration vers l’Amérique de cet architecte seront traitées dans la première partie de ce document.


La seconde partie sera consacrée aux principes de Mies van der Rohe,dont les plans et projets sont caractérisés par des formes claires et l'utilisation intensive du verre, de l'acier et du béton. Ses travaux posent les bases pour la construction de grands bâtiments aux façades de verre (les gratte-ciel).



Les ŒUVRES de Mies van der Rohe feront l’objet d’une troisième partie dont les principales sont :

  • le pavillon allemand de l'Expo Universelle à Barcelone (1929
  • Bâtiments universitaires du South Side, Chicago : il utilise la dissymétrie et un module unitaire de 7,20 mètres. Il prend le parti d'espaces ouverts
  • le Seagram Building à New York (1954-1958), son chef d'œuvre aux USA
  • le IBM Building (1966)
  • musée de Houston
2-BIOGRAPHIE


A-VIE


Né à Aix-la-Chapelle le 27.03.1886, Mies van der Rohe commence par travailler dans l'entreprise familiale de tailleurs de pierre avant d'entrer dans le bureau d'architecture de Bruno Paul à Berlin. Quelques années plus tard, il travaille au service de Peter Behrens de 1908 à 1912.


B- FORMATION



1905-1907 travail dans le bureau d'un architecte d'intérieur de Berlin.

En 1908, il entre dans le bureau d'architecture Peter Behrens, où il rencontre Walter Gropius et Le Corbusier. Le modèle pour son architecture devient l'architecture Charles Friedrich Schinkels stricte (1781-1841).

1911/12 Dans l'ordre des Behrens il conduit la construction de l'ambassade allemande dans les St. Peters-château.

En 1912 commencement de l'activité indépendante.

En 1914, après le commencement de la première guerre mondiale il est convoqué.

En 1921, il devient un directeur de la section d'architecture du "novembre -groupe" qui veut prendre les impulsions de la novembre-révolution

En 1918 dans le secteur de l'art. Il attache mal le nom de famille de sa mère à son nom de famille van le cru, pour montrer que la guerre a fait un autre homme de lui. Van le cru met mal la dite architecture d'os et de peau au point à des Friedrichstrasse à Berlin avec la tour d'habitation en verre à la gare.

En 1923 mitherausgeber la revue avant-gardiste "g", dans lesquelles il se déclare radical pour la première fois en faveur de l'architecture moderne.

1923/24 Cofondateurs de l'"anneau", un groupe d'architectes avant-gardistes.

En 1925, il est nommé au directeur artistique de la fédération de travail allemande.

Il met à 1925/26 sur ordre du parti d'Allemagne communiste (kpd) les pierres de tombe pour Charles Liebknecht et Rosa Luxembourg au point qui sont établies sur le cimetière Berlin-Friedrichsfelde.

1927 van le cru est mal responsable de planification et de mise en oeuvre artistiques du weissenhofsiedlung d'agglomération de cour blanc à Stuttgart dans le cadre de l'exposition de fédération de travail "le logement". Les architectes propagent "la nouvelle construction" avec ce projet.

1928/29 Constructions du pavillon allemand pour l'exposition universelle à Barcelone.

1928-1930 le projet de la maison a à Brno (la Tchécoslovaquie).

En 1930, van le cru est appelé mal par les Gropius au directeur de la maison de construction. En 1932, après la fermeture de la maison de construction à Dessaux il déplace avec l'école après des Berlin-Steglitz.

En 1934, il participe à une concurrence interne pour le pavillon allemand sur l'exposition universelle à Bruxelles, mais son projet est rejeté par les Adolf Hitler. Une activité pratique en tant qu'architecte devient impossible par les socialistes nationaux pour lui.



C-IMMIGRATION EN AMERIQUE



En 1938 émigration aux USA. Il appellera à Chicago au directeur d'architecture au Illinois instituts of Technology.

1948-1951 construction des Apartementtuerme au Lake rivages commande à Chicago.

1954-1958 projet du Seagram-Gebaeudes à New York.

En 1959, van le cru reçoit mal des centres avec la construction Chicago du Fédéral le premier ordre national aux USA.

1965-1968 construction de la nouvelle galerie nationale à Berlin.

en 1969 17 août: Ludwig van le cru meurt à Chicago.
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MessageSujet: Re: biographie mies van derohe   Ven 14 Nov - 13:26

3-PRINCIPES


Mies rejette comme une absurdité toute tentative issue d’une esthétique supérieure visant à sauver la construction à ossature par des ajoute artistiques . La nouveau type constructif , constitué d’une armature qui ne touche terre qu’en quelque points d’appui et qui est réduite au minimum , nécessite de nouvelle définitions de l’espace et du volume . La structure en filigrane avec ses portées libres tend à transgresser les frontières de la matérialité . Elle rompt avec les conceptions architecturales traditionnelles liées à la construction en pierre , Elle se libère de l’inertie des parois massives , l’organisation de l’espace cesse de dépendre de façon rigide de la construction . pour Mies , l’ anatomie réelle de la construction réside dans la structure à ossature orthogonale , déterminée par les calculs de l’ingénieur et sobrement exécutée .


Désormais la délimitation de l’espace n’est plus l’œuvre des murs : elle doit être réalisée par les «espace vides » , les ouvertures .


Mies renonce à les maçonner et enveloppe ses gratte-ciel d’immenses pans vitrés continus.


Du même coup , il abandonne le principe traditionnel du mur qui isole l’intérieur de l’extérieur et dans lequel on perce des ouvertures .Les surfaces vitrées à la fois réfléchissantes et transparentes deviennent comme une grande fenêtre qui se transforme en mur ou un mur qui n’est rien d’autre qu’une fenêtre


.


Les règles simple de la construction élémentaire , que Mies pense trouver dans sa théorie du squelette et de la construction à ossature et peau font retour à un supposé principe originaire de la construction : celui – ci découle pour ainsi dire naturellement des condition préalables à l’adéquation de la construction à sa fonction et de son emploi optimal de matériaux sans recours à la moindre explication ou légitimation théorique .


Mies pense par conséquent que son propos est comparable à celui de la construction primitive qui est déterminée par des facteurs climatiques , biologiques , environnementaux et culturels .


Le principe énoncé par Mies est : La forme n’est pas le but , mais le résultat de notre travail . Il n’existe pas de forme en soi . Pour lui l’esprit de la nouvelle architecture réside dans le mode de construction organique qui trouve ses valeurs formelles dans une mise en forme conforme à la finalité il obéit ainsi à la loi du plasticisme élémentaire , qui est universelle de même que l’objectivité n’est ni nouvelle ni ancienne .


La structure en acier marquera profondément l’architecture courante du XXe siècle , depuis ses premiers projets de gratte-ciel des années vingt jusqu’à son ultime réalisation , la Galrie nationale à Berlin , en passant par la maison Farnsworth et immeuble seagram , Mies a inlassablement œuvré pour une poétisation de la structure en acier , plutôt que pour une optimisation de ses possibilités techniques même si cela est en contradiction absolue avec ses premières prises de position théorique .





Ses constructions ne sont pas comme celles des ingénieurs , des objets véritablement techniques , mais plutôt des créations architecturales idéales .


Ses réalisations sont des constructions idéales , des métaphores esthétiques , d’éloquentes sublimations artistiques de la technique .





Ses premières constructions indépendantes, encore influencées par le style de Behrens, furent essentiellement des commandes privées comme la maison Kröller à La Haye (1912). Ce n'est qu'après la Première Guerre mondiale que Mies van der Rohe commença sa véritable contribution à l'architecture moderne, marquée par les grands courants artistiques de l'époque (De Stijl néerlandais, constructivisme et suprématisme russes). Parmi ses réalisations, il faut d'abord citer le Weissenhof Siedlung, quartier d'habitation expérimental construit dans le cadre de l'Exposition du logement de Stuttgart en 1927. Pour ce projet, il fit appel aux meilleurs architectes d'Europe : Walter Gropius, Le Corbusier, Peter Behrens, Jacobus Johannes Oud, etc. En 1929, Mies van der Rohe réalisa le pavillon allemand de l'Exposition internationale de Barcelone, chef-d'œuvre du rationalisme, uniquement meublé de quelques-unes de ses créations dont la chaise Barcelone » tout en chrome et cuir. Le pavillon allemand et la villa Tugendhat, à Brno (actuellement en République tchèque, 1930), illustrent parfaitement ses conceptions architecturales caractérisées par la transparence et la rigueur des proportions, où les espaces intérieurs, en constant dialogue avec l'extérieur, sont articulés par des cloisons de marbre ou de bois rares.

Le style de Mies van der Rohe est caractérisé par une simplicité extrême et un raffinement des proportions. Il fut partisan du rationalisme le plus pur et du fonctionnalisme le plus rigoureux. Toute la philosophie de l'architecture du milieu du siècle semble graviter autour de sa célèbre formule less is more « moins, c'est plus ».

La beauté de ses bâtiments, d'une géométrie rigoureuse et d'une esthétique dépouillée, reposait sur une subtile approche des proportions, une rare élégance des matériaux (marbre, onyx, chrome et travertin), et un grand souci du détail.En 1930, il remplaça l'architecte suisse Hannes Meyer (1889-1954) à la direction du Bauhaus, jusqu'à sa fermeture en 1933. Il émigra aux États-Unis en 1937, où il devint directeur de la section d'architecture (1938-1958) de l'Illinois Institute of Technology à Chicago. Il y forma toute une nouvelle génération d'architectes américains. Mies Van der Rohe réalisa de nombreux ouvrages, gratte-ciel, musées, écoles et maisons. Le Seagram Building de New York, 37 étages de bronze et de verre (1958 ; construit en collaboration avec l'architecte américain Philip Johnson) est considéré comme l'exemple le plus abouti des gratte-ciel en fer et verre tandis que la maison Farnsworth (1950, près de Fox River dans l'Illinois) représente l'apogée de ses créations résidentielles.

Avec Walter Gropius, Le Corbusier et Frank Lloyd Wright, Mies Van der Rohe est considéré comme l'un des plus grands architectes du XXe siècle. Ses créations de gratte-ciel notamment ont souvent été copiées ou revisitées par de nombreux autres architectes. Il est mort à Chicago le 17 août 1969.

Behrens, Peter







Behrens, Peter (1868-1940), architecte et designer allemand qui fut le professeur de Walter Gropius, de Mies van der Rohe et du Corbusier, et qui devint l'une des figures majeures de l'architecture moderne grâce à ses nombreuses réalisations destinées à des firmes industrielles.

Après s'être formé à l'Académie de Karlsruhe, Peter Behrens entama une carrière de peintre et participa au mouvement de la Sécession munichoise. Il se tourna par la suite vers l'architecture et développa un style fonctionnel fondé sur une vision rationaliste qui devint la norme des bâtiments industriels contemporains. Après avoir dirigé l'École des arts et métiers de Düsseldorf, il fut engagé comme directeur artistique de la société Allgemeine Elektricitäts-Gesellschaft (AEG) en 1907 et fut chargé d'en dessiner les produits mais également d'en bâtir les usines et les logements destinés aux ouvriers. Le style novateur, parfois teinté d'expressionnisme, de Behrens fut caractérisé par une utilisation abondante du verre et par l'emploi de béton et d'ossatures métalliques apparentes. Au sein de sa production, la salle des turbines de l'usine AEG à Berlin-Moabit (1909), l'usine Höchst à Francfort (1920-1924) et les aciéries Hoag à Oberhausen (1921) figurent parmi ses plus grandes réussites. Le talent de Behrens s'exprima également dans la conception de l'ambassade d'Allemagne à Saint-Pétersbourg (1911) et dans celle des grands magasins de l'Alexanderplatz à Berlin (1927).
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MessageSujet: Re: biographie mies van derohe   Ven 14 Nov - 13:26

4-REALISATIONS – ŒUVRES



Après la Première Guerre mondiale, il dirige, de 1921 à 1925, la section d’architecture du November Gruppe, qui expose plusieurs de ses projets : les dessins exécutés pour l’immeuble de la Friedrichstrasse à Berlin (1921), pour un gratte-ciel à ossature d’acier avec parois de verre et pour un immeuble de bureaux à ossature en béton (1922), et les plans d’une maison de campagne en brique à niveau unique (1923), première expression d’une conception architecturale de l’espace intérieur continu. Les travaux du groupe du Stijl, auquel collabore Mondrian, intéressent vivement Mies van der Rohe, qui oriente alors sa réflexion dans le sens de l’idéal de ce groupe : une étude des proportions, fondée sur le rapport d’horizontales et de verticales.

De l’Allemagne aux États-Unis L’année 1926 inaugure une période relativement favorable à la construction. Mies édifie en brique le monument à Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg (1926, détruit par les nazis), réalise avec un certain nombre d’architectes d’avant-garde - dont Le Corbusier et Walter Gropius - le lotissement de Weissenhof à Stuttgart (1927), bâtit la maison Lange à Krefeld (1928), etc. À l’occasion de l’Exposition internationale de Barcelone, il construit le célèbre pavillon de l’Allemagne (1928-1929, détruit). Les murs porteurs sont remplacés par une ossature de poteaux en acier. L’espace intérieur est compartimenté selon un plan de circulation librement déterminé par des écrans orthogonaux. L’ensemble présente un caractère de dépouillement absolu. À la même époque, il dessine un mobilier à piétement d’acier, contribution importante aux fondements de l’esthétique industrielle.

En 1930, Mies van der Rohe succède à Gropius à la tête du Bauhaus de Dessau, dont il restera le directeur jusqu’à sa fermeture par les nazis (1933). Avant qu’il ne fuie l’Allemagne pour les États-Unis, en 1937, son activité se limite à l’exécution de quelques projets de maisons à patio.

La période américaine Peu de temps après son arrivée aux États-Unis, Mies est nommé à la direction de la section d’architecture de l’Illinois Institute of Technology (IIT) de Chicago. L’édification des nouveaux bâtiments de l’institut lui est confiée ; il la réalise, en 1942 et 1943, sur le principe de l’ossature d’acier apparente. Il construira de nombreux bâtiments de semblable ampleur : immeubles de la Commonwealth Promenade et de l’Esplanade à Chicago (1953-1957), le Seagram Building à New York (1954-1958), le Federal Center de Chicago (1959-1964) le Dominion Center de Toronto (1963-1968). Farnsworth House à Fox River (1945-1950, Illinois), maison à niveau unique, résumant parfaitement un style basé sur la recherche d’espaces libres, recherche que le projet pour le Convention Hall de Chicago (1953-1954) - édifice dont la toiture devait franchir 220 m sans point d’appui - affirme plus audacieusement encore. L’extrême rigueur et la simplicité des œuvres de ce rationaliste, qui accorda une très grande importance à l’industrialisation de l’architecture moderne, est la justification constante de sa devise paradoxale : Less is more.
Peu de temps avant sa mort, en 1969 à Chicago, Mies van der Rohe réalisa le nouveau musée des Beaux-Arts de Berlin (1968).






Quelques unes de ces réalisations sont listées ci-dessous :
Réalisations



· Wohnhaus Perls, Berlin-Zehlendorf, 1911

· Denkmal für Rosa Luxemburg und Karl Liebknecht (monument en souvenir de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht) à Berlin (1926)

· Leitung und Haus in der Weißenhofsiedlung à Stuttgart (1927)

· les Villa Lange et Villa Dr. Esters, Krefeld, 1928-1929

· le pavillon allemand de l'Expo Universelle à Barcelone (1929)

· l'usine de Verseidag, Krefeld, 1931

· Farnsworth House, 1946-1950

· le Bungalow Lemke, Berlin-Hohenschönhausen, 1932-1933

· Bâtiments universitaires du South Side, Chicago : il utilise la dissymétrie et un module unitaire de 7,20 mètres. Il prend le parti d'espaces ouverts.

· Illionois institue of technology chicago , 1945-1960





· Alumni Memorial Hall, 1946.

· Maison du docteur Edith Farnsworth à Plano, Illinois, 1950

· Les 860-880 Lake Shore Drive Appartments à Chicago (1950-1951)



860-880 LIGNE 1932 de TEMPS d’Entraînement de RIVAGE de LAC -- le musée de l'art moderne présente le modernisme européen de garde avant de Ludwig Mies van der Rohe et Le Corbusier en Amérique architecture moderne avec exposition ": Exposition Internationale." Le modèle international domine l'architecture pour les cinq décennies suivantes. 1938 -- Mies se sauve Nazi Allemagne pour Chicago. 1942 -- Mies rencontre Herbert Greenwald, un jeune promoteur immobilier qui, selon Mies, a voulu "laisser son timbre sur la scène" en créant l'architecture la plus fine possible dans les limites de la technologie disponible et des sciences économiques du temps. 1948 -- Les appartements de Promentory, le premier bâtiment conçu par Mies pour Greenwald, est construits. Le bâtiment a une armature concrète avec les colonnes exposées, bien qu'un extérieur en verre et d'acier ait été considéré pour le bâtiment. 1949 -- La construction commence sur la commande de rivage du lac 860-880, le projet de Mies deuxièmes pour Greenwald. Les bâtiments sont dérivés de la conception alternative de verre et en acier rejetée pour les appartements de Promentory, et à partir des schémas des tours jumelles Mies avait fait dans les années 20. 1951 -- Le projet 860-880 est accompli. 1957 -- Les bâtiments, qui étaient un succès critique et commercial immédiat, sont décrits dans un article de magazine de la vie sur Mies. 1996 -- 860-880 bâtiments d'entraînement de rivage de lac deviennent les premiers bâtiments conçus par Mies van der Rohe pour recevoir le statut de borne limite de Chicago.



Le website des APPARTEMENTS A d'cEntraînement de RIVAGE du LAC 860-880 a consacré aux immeubles "de Chambre de verre" de Ludwig Mies van der Rohe's Chicago.



· le Seagram Building à New York (1954-1958), son chef d'œuvre aux USA



Mies van der Rohe et Johnson, Seagram Building (New York)

Le Seagram Building, édifié sur Park Avenue à New York, a été réalisé en 1958 par Ludwig Mies van der Rohe et Philip C. Johnson. Sa façade de bronze et de verre en fait l'un des plus célèbres exemples de l'architecture de style international.



· école d'architecture de l'ITT dite Crown Hall, 1956

· le Federal Building (1959)

· le IBM Building (1966)

· la Neue National galerie (nouvelle galerie nationale) à Berlin (1965-1968)



· musée de Houston.

· Urbig Hous




· la Villa Tugendha à Brünn (1928-1930)

il importe d’indiquer que la villa pour fritz et grete tugendhat à brno (république tchèque) . la date est importante (1928-1930), car sa disposition est devenue tellement courante qu’il n’attire plus l’attention , mais il était à l’époque tout à fait neuve.

Elle comportait deux aspects novateurs :



1- d’une part l’absence complète de murs périphériques , et leur remplacement par des baies vitrées continues allant du sol au plafond.

La transparence des parois permet bien entendu la continuité entre l’intérieur et l’extérieur.

2- d’autre part l’absence de cloisonnement en pièces séparées. Seules des parois courbes ou droites marquant des lieux , mais sans enclore complètement une pièce , sans diviser l’espace général qui garde sa continuité.
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MessageSujet: Re: biographie mies van derohe   Lun 15 Déc - 20:54

merci cool 3d :sahit:

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MessageSujet: Re: biographie mies van derohe   Lun 5 Jan - 12:19



« J’ai renoncé à inventer une nouvelle architecture tous les lundis matin »,
répondit Mies van der Rohe à qui lui rapportait l’étonnement des
Berlinois devant le plan de la Nationalgalerie, si semblable à leurs
yeux à celui du bâtiment administratif de la société Bacardi à Santiago
de Cuba. Cela n’est évidemment pas un aveu d’impuissance, mais tout au
contraire l’affirmation de ce que nécessite, à son sens,
l’architecture : continuité, longue patience, recherche sans fin de la
perfection. En effet, si les problèmes et les thèmes que Mies van der
Rohe a abordés sont ceux mêmes des architectes de sa génération qu’on
devait appeler fonctionnalistes, c’est sans doute plus sa ténacité à
explorer ces problèmes, à leur apporter des solutions sans cesse
affinées que sa participation à l’élaboration de cette problématique et
de cette thématique qui apparaît comme un des traits spécifiques de son
architecture.

1. Architecture et industrialisation



« Nous rejetons toute spéculation esthétique, toute
doctrine et tout formalisme », écrit Mies van der Rohe dans ses thèses
publiées, en mai 1923, dans le premier numéro de G, revue à laquelle il
collabore. Ce qui n’est nullement rejeter l’idée de forme ; en 1927, il
écrit au docteur Rizler : « Je ne m’oppose pas à la forme, mais
seulement à la forme comme but. » Celle-ci ne peut être que le résultat
d’un processus rationnel, dominé par l’architecte : « Une identité
totale entre forme et construction, telle est la condition sine qua non
de toute architecture », écrit Ludwig Hilberseimer dans le no 3 de G.
« La forme sera ce que la feront les tâches à accomplir avec les moyens
de notre époque. » Au-delà du déterminisme fonctionnel suggéré par
cette formule, mais démenti par toute la volonté perfectionniste de
Mies van der Rohe élevée au niveau d’un principe, il reste qu’une des
données de son époque est l’industrialisation, qu’il voit dans celle-ci
le « nœud du problème » et qu’il s’est fait le propagandiste zélé de
l’industrialisation de l’architecture moderne. Mies n’est certainement
pas l’architecte qui a le plus industrialisé le bâtiment, mais c’est
celui qui a le plus pensé ses projets en fonction de l’industrie et le
mieux utilisé les possibilités de celle-ci. Certes, le projet de
l’industrialisation est souvent exprimé à l’époque, l’activité du
Bauhaus en témoigne. Cette idée toujours avancée, plus ou moins
explicitement, comme solution à la crise de l’humanité, est ressentie
par les architectes, par exemple Le Corbusier, à travers la crise du
logement, en fonction de leur vision globale du monde ; idéologie que
l’angoisse d’une grande partie des intellectuels aux lendemains de la
première guerre impérialiste devait en partie susciter. Mies van der
Rohe, qui « rejette toute doctrine », n’en lie pas moins la solution
aux problèmes du monde à la solution de ceux de l’architecture : « Si
nous réussissons à promouvoir une telle industrialisation, alors tous
les problèmes, d’ordre social, scientifique, technique et même
artistique, seront faciles à résoudre. » Mais si les architectes de
cette époque placent au premier rang de leurs préoccupations l’idée
d’une nécessaire industrialisation, seul Mies van der Rohe s’en est
saisi pleinement ; cette idée imprègne son œuvre plus que celle de tout
autre, idée intimement liée à celle de la continuité dans la recherche
architecturale, de la clarté dans la méthode.


Né à Aix-la-Chapelle, Ludwig Mies van der Rohe reçoit
une formation artisanale chez son père, maçon, puis dans une école
professionnelle. Il travaille ensuite comme dessinateur dans plusieurs
agences. À partir de 1905, il suit à Berlin un stage de construction en
bois chez Bruno Paul. De 1908 à 1911, il travaille chez Peter Behrens,
à l’époque où celui-ci, architecte conseil de l’A.E.G. (Allgemeine
Elektrizitäts Gesellschaft), construit la salle des Turbines. Là, il
s’initie aux techniques modernes de construction, particulièrement aux
techniques du métal. Le goût du détail, la minutie dans le dessin, la
perfection dans l’exécution sont bien ceux d’un homme qui a une
profonde connaissance des matériaux, d’un architecte qui fait des
contraintes de l’industrie un principe esthétique. « Dieu est dans les
détails » : cette réflexion donne la mesure d’une œuvre où rien n’est
laissé au hasard.

2. Un rationaliste



Mies ne construit presque pas pendant sa période
allemande et il s’exprime surtout par ses dessins et ses textes ; c’est
aux États-Unis qu’il construira la plus grande partie de sa production.
À Berlin, après s’être détaché de l’influence de Behrens et, à travers
cet architecte, de celle de l’art néo-classique de Karl Friedrich
Schinkel, il travaille à des projets qui seront exposés par le
Novembergruppe dont il dirige la section d’architecture de 1921 à 1925.
Il participe à la revue G, due à l’initiative de De Stijl, et la
finance. En 1926, il est nommé président du Deutscher Werkbund, et
c’est à ce titre qu’il organise l’exposition du logement de Weissenhof
à Stuttgart, où il invite J. J. P. Oud, Victor Bourgeois, Le Corbusier
et Jeanneret, Gropius, Ludwig Hilberseimer, Bruno Taut, Hans Poelzig,
Behrens, Hans Scharoun, à y construire chacun un bâtiment et où
lui-même construit un immeuble d’habitation collective . En 1929, Mies
van der Rohe, succédant à Gropius, prend la direction du Bauhaus à
Dessau et continue à le diriger, après son transfert à Berlin, jusqu’à
sa fermeture par les nazis en 1933.


Dans les premières années de sa production originale,
Mies se laisse quelque peu séduire par des recherches expressionnistes
dont une des meilleures réalisations est le monument à Karl Liebknecht
et Rosa Luxemburg, monument en brique édifié en 1926 et détruit par les
nazis ; mais cette influence n’est pas profonde. Dans les mêmes œuvres,
on retrouve la marque du groupe De Stijl (jeu de plans, de lignes) avec
qui il est en contact et dont il partage en grande partie les idées.
Mais en fait, dès cette époque, il s’affirme fondamentalement
rationaliste.


Trois projets marquent fortement le début de sa
production personnelle : l’immeuble de bureaux de la Friedrichstrasse à
Berlin en 1921, le gratte-ciel de verre en 1922 et l’immeuble de
bureaux, en béton, de la même année. Malgré la présentation
charbonneuse du dessin de l’immeuble de la Friedrichstrasse, malgré
l’aspect dramatique de la perspective, malgré l’agressivité des angles
aigus du plan, ce projet n’est pas plus expressionniste,
fondamentalement, que le gratte-ciel de verre dont le contour sinueux
relève d’un plan d’inspiration organique. Et ne prendre en compte que
les seuls aspects formels de l’expressionnisme et de l’architecture
rationnelle serait réduire le rationalisme à l’angle droit en
l’opposant au jeu formel de l’expressionnisme. L’idée du gratte-ciel
directement fonction des nécessités d’une société n’est-elle pas en
elle-même rationaliste, n’est-elle pas en quelque sorte une forme de
« réalisme » ? La réponse architecturale à ce problème témoigne d’une
pensée déductive pour qui la forme n’est qu’un résultat donnant
satisfaction aux différentes fonctions du programme.


« L’idée la plus importante en architecture est celle
qui est née ici, à Chicago, l’idée du squelette, de l’ossature », dira
Mies quand il s’installera, en 1938, dans cette ville où il réalisera
une grande partie de sa production américaine (c’est aux États-Unis que
Mies van der Rohe mourra). Or cette idée, celle « des os et de la
peau », est la base même des premiers projets, particulièrement le
gratte-ciel en verre ; en outre, le découpage des plans rend possible
la pénétration de la lumière au centre de la construction, ce qui est
assurément plus « fonctionnel » que le centre entièrement aveugle du
Seagram Building à New York, au plan parfaitement rectangulaire. La
conception structurelle de l’architecture affirmée par ces trois
projets est liée à la conception du plan libre, plan où les espaces
s’organisent indépendamment des structures porteuses, conception en
fait afonctionnelle de l’« espace à tout faire » de Mies van der Rohe.
Cela va l’amener rapidement à abandonner les murs porteurs, que l’on
trouve dans les projets de la « Maison de campagne en brique » et de la
« Maison de campagne en béton » (1923), pour disposer une trame
régulière de poteaux. Voici ce qu’il dit en 1927 à propos de l’immeuble
d’habitation de Weissenhof : « La construction par ossature intérieure
est ici la plus appropriée de toutes les techniques. L’exécution
s’effectue rationnellement et l’espace intérieur totalement dégagé peut
être compartimenté en toute liberté. » Ainsi le pavillon de l’Allemagne
à l’Exposition internationale de Barcelone (1928-1929) , dont les murs,
disposés indépendamment des piliers d’acier à section cruciforme,
divisent l’espace intérieur selon le plan de circulation choisi et, de
même, en grande partie, la villa Tugendhat à Brno. Le pavillon de
Barcelone, synthèse des expériences passées, point de départ de
réflexions et de réalisations futures, devait avoir une très grande
influence sur les architectes de cette génération. Il n’est pas
possible d’évoquer le pavillon de Barcelone sans rappeler l’activité de
Mies dans le domaine du mobilier, puisque c’est à cette occasion qu’il
dessina la plus célèbre de ses chaises. À la recherche d’espaces les
plus libres possible, Mies s’efforçait de rejeter les points d’appuis à
l’extérieur : l’admirable Farnsworth House à Plano (1945-1950,
Illinois), le Crown Hall de l’Institut technologique de l’Illinois à
Chicago (1950-1956), le projet du Convention Hall de Chicago
(1953-1954) dont la toiture devait franchir une distance de deux cent
vingt mètres sans point d’appui, ou encore la Nationalgalerie de
Berlin. Cette évolution du système structural entraînera une évolution
formelle. L’aspect bien connu de l’architecture européenne des années
1920-1930, jeu de volumes aux faces lisses, souvent blanches, animées
de larges bandes de verre que l’on retrouve dans la « Maison de
campagne en béton », va laisser place à des volumes très simples,
souvent des parallélépipèdes, aux façades de verre et de métal
entièrement transparentes. La maison de Brno et l’immeuble de
Weissenhof sont en quelque sorte une transition : l’ossature est
adoptée, mais la « peau » se rattache encore au style de l’architecture
de l’époque. Le style international, dont la paternité revient, à n’en
pas douter, à Mies, est né de la recherche d’espaces libres – qui
l’amena à l’architecture d’ossature – et de la réponse donnée, selon
les nécessités de l’industrie, au problème de l’enveloppe de ces
espaces libres ; la répétition d’éléments et l’utilisation de matériaux
comme l’acier et le verre en sont les composantes principales.


Servi par un exceptionnel métier, Mies van der Rohe a
pu incarner dans son œuvre sa conception architecturale. Œuvre de la
clarté, de la raison, elle est proche de l’art grec et non de l’art
gothique, auquel on a voulu parfois la comparer, par le type de
structure utilisé (poutres et poteaux) et surtout par le soin extrême
apporté à l’étude des projets et à leur exécution ; en témoigne la
légère surélévation du milieu de la poutre de la Nationalgalerie,
destinée à corriger l’effet optique désagréable d’une poutre droite, ce
qui est un procédé familier à l’art grec classique. Mais la question se
pose de savoir si cet acharnement à rationaliser n’a pas mené Mies à
donner coûte que coûte à son architecture l’apparence du rationnel,
s’il ne l’a pas mené à une sorte de maniérisme. On rapporte que Louis
Kahn aurait parlé du Seagram Building comme d’une vieille dame très
belle et bien corsetée. On peut se demander si les poutres extérieures
du Crown Hall, si la recherche systématique d’espace sans points
porteurs ne sont pas, en dernière analyse, une certaine forme
d’expressionnisme.

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MessageSujet: Re: biographie mies van derohe   Lun 5 Jan - 12:31

L’unedes « sept merveilles de l’architecture moderne » :
La Farnsworth House

Conçue par l’architecte Mies
van der Rohe en 1946 et achevée en 1951 pour le Dr.Farnsworth, cette maison de
week end est implantée sur les bords de la Fox river à Plano, ville située à
une centaine de kilomètres à l’ouest de Chicago aux Etats-Unis.Retraçons la vie de celle que
Lord Palumbo, son actuel propriétaire a décrite comme « (…) un poème, une qualité de lumière, une tonalité, unhabit, une nostalgie, un rêve ».
Dr. Edith Farnsworth
Elle est l’instigatrice du projet
Cette jeune néphrologue de 42
ans offre l’occasion à l’architecte Allemand Ludwig Mies van der Rohe âgé
de 59 ans d’aboutir plus de vingt ans de travaux sur la continuité
horizontale de l’espace, de réflexions sur l’esthétique et de
l’utilisation de matériaux industriels. Dernier directeur du Bauhaus, il fuit
le régime nazi pour s’installer aux Etats Unis en 1938. Lors de leur
rencontre en 1945, sa renommée est grandissante avec la construction du IIT
Mineral et Metal research building (co architectes Holabird et Root). Les
grandes lignes du projet sont esquissées en 1946. Edith
Farnsworth dira à son propos. « l’effet fut
extraordinaire, comme une tempête, une inondation, ou un acte de dieu ».(Schulze,
FWH). Retardés dans l’attente d’un héritage, les travaux débutent en
septembre 1949 et seront achevés en 1951. Ainsi, de cette entente et
vraisemblablement de l’amour d’ Edith Farnsworth pour son architecte, naît
un projet au programme singulier sur un site contraignant - une maison de
week-end comprenant une chambre sur un terrain de 7 acres inondable : la
Farnsworth House.

Arthur Drexler nous dresse en
1951 une description juste et éclairée de cette maison : Elle « consiste
en 3 dalles horizontales : une terrasse, un plancher (23.54X8.74 m NDL),
une toiture. Des poutrelles d’acier, soudées aux importants bords de chacune
des dalles, les maintiennent suspendues dans les airs. Parce qu’ils ne sont
pas soutenus sur les colonnes, mais les touchent simplement en passant, ces éléments
horizontaux semblent être maintenus à leur support par magnétisme. Sol et
toiture apparaissent comme des plans opaques définissant le bas et le haut
d’un volume dont les cotés sont simplement de larges panneaux de verre. La
Farnsworth est ainsi une quantité d’air attrapée entre le sol et la toiture ».

L’espace intérieur est dépourvu de cloisons. Seul un noyau compact décalé au nord, rassemblant une salle
d’eau et une salle de bains, les éléments de cuisine, la cheminée et le
local technique, vient organiser les espaces qui s’enchaînent et s’interpénètrent
autour : une cuisine, une salle à manger, une séjour, une chambre.
D’une hauteur de 2.29m, il laisse filer le faux plafond qui coure à 2.89m.

Cette maison est munie d’un système de chauffage par le sol, intégré à la dalle. L’ensemble des réseaux
d’évacuation sont regroupés et rendu très discret de part leur position
centrale. Une aération naturelle longitudinale est prévue entre la porte
d’entrée et deux ouvrants en partie basse des châssis opposés. Des rideaux
peuvent courir le long des fenêtres pour augmenter le niveau d’intimité ou réduire
les effets du soleil.

Après la passion, les désillusions…A
l’issue de la construction, Edith Farnsworth se plaint du manque de compréhension
de son architecte qui ne répond plus à ses attentes. Elle se retrouve ainsi
seule face à une construction qui rompt avec les diktats traditionnels de
l’architecture résidentielle américaine et qui
présente de nombreux « défauts ». Le premier d’entre eux
est le coût de l’opération : 73 000 $. (équivalent de ½ millions
de dollars d’aujourd’hui). Elle constate aussi un chauffage inopérant et très
coûteux à l’usage, une condensation importante le long des parois vitrées
en hiver, une température élevée difficile à réguler en été et enfin des
nuées de d’insectes attirées par la lumière. Du parti pris architectural,
elle souffre du manque d’intimité et reste dubitative devant l’aménagement
intérieur minimaliste. Dépitée, le Dr.Farnsworth n’honore pas une partie
des honoraires de Mies qui porte plainte. L’affaire se soldera sur un
compromis qui admet des fautes partagées. Abondant dans son sens, Elisabeth
Gordon, journaliste dans la revue Beautiful House, décrit en 1953
une maison « froide », « stérile », « mince »
et « inconfortable ». Cette
relation tumultueuse sur fond de chef d’œuvre a
inspiré récemment deux scénaristes :
June Finfer et Alanah Fitch qui ont créé respectivement « Glass house »
et « Jessie and the fat man ».

Malgré tout, le Dr Farnsworth
habite la maison jusqu’en 1968. Elle se l’approprie moyennant quelques
adaptations et une décoration qui s’écarte pour un temps de la vision
idyllique de Mies. Elle installe tout autour de la terrasse des moustiquaires
dessinées par William E. Dunlap et crée une allée pavée pour desservir la
maison. Elle étend son domaine à 60 acres (25 hectares) par l’acquisition
d’un terrain adjacent et mène en vain une lutte acharnée contre le rachat
d’une bande de son terrain par le Kendall County pour l’élargissement et
l’alignement de la route de Plano. Esseulée et âgée, elle met en vente sa
maison en 1968 et passe une annonce dans le journal Chicago Tribune qui
par chance interpelle Lord Peter Palumbo.


Lord Peter Palumbo

Il est l’homme qui va
parachever le projet de Mies van der Rohe.

Promoteur immobilier,
ancien directeur de l’Arts Council de Grande-Bretagne,
il collectionne les maisons d’architectes du XXème siècle. Il possède la
Kentuck Knob House (1956 - Pennsylvanie - USA) de l’architecte F.L.Wright, et
fut le propriétaire des maisons Jaoul (1954 - Neuilly sur seine - France).

En 1968, ce grand admirateur de
Mies van der Rohe réalise un rêve en achetant la maison du Dr.Farnsworth (la
vente sera finalisée en 1972). Quelques années auparavant,
il avait persuadé l’architecte à concevoir ses bureaux londoniens et
avait connu l’infortune de voir son projet rejeté par
l’administration.

Dès 1972, il demande à
l’architecte Dirk Lohan, petit-fils de Mies (décédé en 1969), de restituer
la maison à son état d’origine. D’importants travaux de rénovations sont
entrepris pour supprimer les ajouts du Dr.Farnsworth et résoudre les défaillances
techniques (isolation de la toiture, remplacement d’une chaudière à fuel par
système électrique, installation dicrète de l’air conditionné, …).
L’aménagement paysagé est confié à Lanning Roper pour le rendre plus poétique.
Enfin, il crée une décoration Miesienne faite de meubles dessinés par
l’architecte principalement pour le pavillon de Barcelone (1928-29). La table
et les chaises de la salle à manger sont de Dirk Lohan.

Lord Palumbo devient alors le témoin
privilégié de la relation étroite qui unit la maison à la nature. Pourtant,
de l’extérieur, la Farnsworth House semble indifférente au site qui
l’accueille. Hormis les quelques points d’appuis qui la lient au sol, la
nature est laissée intacte, aucun chemin n’est créé. «Elle a presque un effet d’apparition, comme si elle était en lévitation
au dessus du sol » (Franz Schulze). Rien non plus dans son style
architectural n’est fait pour l’intégrer au paysage. Ni sa forme
rectangulaire, ni sa structure orthogonale, ni ses couleurs ne rappellent la
nature. C’est pourtant cette nature qui imposa la principale contrainte de la
maison et la transforma en belvédère par une surélévation de 1.6 m pour
pallier aux régulières inondations du terrain. Nous sommes loin de la maison
de week-end traditionnelle, mais très proche d’« (…)
un temple grec installé dans une
prairie (…) » selon son propriétaire…Tout un parcours initiatique
est mis en scène pour nous conduire à l’intérieur de la maison :
l’appel de l’escalier, la montée vers un cadrage du paysage, la transition
faite par une terrasse intermédiaire qui est en quelque sorte la représentation
d’un jardin minéral et enfin un espace d’accueil dominant et apaisant qui
rompt le rythme et nous invite à prendre quelques instants de paix avant de pénétrer
dans l’espace intime de la maison. Un lieu spirituel où tout est organisé
pour communier avec la nature. A l’intérieur, le blanc de la structure, du
faux plafond, la couleur clair de la travertine du revêtement de sol ne
retiennent pas le regard. Les limites entre l’extérieur et l’intérieur de
la maison sont presque effacées. Comme Mies l’expliqua en son temps au Dr.
farnsworth, la maison agit alors comme un prisme : «si
vous regardez la nature à travers les murs transparents de la Farnsworth House,
le sens donné est plus profond que si vous la regardiez du dehors ».
« Ici, où tout est beau, où il n’y a pas de problème d’intimité,
ce serait dommage d’édifier un mur opaque entre l’extérieur et l’intérieur
». Aussi l’espace intérieur vit au rythme des saisons, la nature forme la décoration
et une animation sans cesse renouvelées. Plus besoin de sortir de la maison,
d’ailleurs rien n’est véritablement conçu pour.

Du chef d’œuvre à la maison


Sous le charme, les architectes,
les critiques d’architecture, les gens du monde se sont accaparés
intellectuellement la Farnsworth House. Par leurs regards, leurs études, leurs
critiques, ils l’ont élevée au rang de chef d’œuvre.

Déjà, à l’état de maquette
et de plans, la maison, présentée au MOMA de New York dans une exposition
consacrée à Mies Van der Rohe en 1947, avait influencé l’Amérique. Un
nouveau type de maison venait d’être inventé : la « Glass House ».
L’architecte Philip Johnson construira sur ces principes sa Johnson House, à
New Canaan, 1949. D’autres suivront… La Farnsworth House est devenue
immédiatement le symbole du style international aux Etats-Unis qui trouvera un
formidable terrain d’expansion non pas dans le secteur résidentiel, mais dans
la construction de gratte-ciel, de bâtiments administratifs, d’écoles... On
doit à Mies à Chicago, les tours d’habitations du 860-880 Lake Shore Drive
(1948-1951), l’école d’architecture du Crown Hall (1950-1956), les
immeubles du Federal Center, d’IBM … à New York, le Seagram Building
(1954-1958). Cette rupture ne se fit pas sans heurt : Franck Lloyd Wright,
qui admira un temps le travail de Mies (Pavillon de Barcelone, maison Tugendhat),
resta dubitatif et qualifia le style international
de « totalitaire ».



Aujourd’hui
la Farnsworth House, n’est plus tout à fait dans son environnement
d’origine. L’équilibre fondamental entre la maison et la
nature, même s’il est fragile, demeure malgré tout.

Le site n’est plus aussi
sauvage et mystérieux à cause du rapprochement de la route de Plano de la
Farnsworth House et de l’aménagement du « Silver Springs State Park »
sur la rive opposée de la Fox River.

Par ailleurs, l’extension vers
l’ouest de la ville de Chicago et l’urbanisation sont certainement la cause
de l’augmentation de l’importance des crues de la Fox river qui plusieurs
fois par an inondent le terrain. Mies van der Rohe avait tenu compte de cette
contrainte en surélevant la maison de plus de 60 cm au dessus niveau
historique. Malgré ces précautions, dès 1954, la maison est envahie par des
eaux qui dépassent de 30 cm le niveau du RdC. Mais en 1996 (puis en 1997), elle
est sévèrement altérée par une crue exceptionnelle où l’eau monte à plus
de 1.50m. Les réparations nécessitent de coûteux travaux de restauration
dirigés par Dirk Lohan. Aussi, pour faire face à ces dépenses, Lord Palumbo,
pour le plaisir de tous, ouvre sa maison aux visiteurs en 1997 . La Farnsworth
House s’oriente ainsi doucement vers le domaine public…



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MessageSujet: Re: biographie mies van derohe   Lun 5 Jan - 12:32

Quel successeur ?


Lord Palumbo a fait le choix de
vendre sa maison dont il est le propriétaire depuis plus de 30 ans. Il a la
lourde tâche de transmettre ce bien.



Dès sa mise en vente, un groupe
d’éminentes personnalités de l’Illinois s’est constitué sous
l’initiative deJohn Bryan, Président
de l’Art Institute de Chicago, pour forcer le destin de la Farnsworth House et
pousser l’état de l’Illinois à se porter acquéreur et garantir à long
terme sa préservation. L’association des « Friends of the Farnsworth
House » qui compte parmi ses membres fondateurs James Thompson - Ancien
Gouverneur de l’état (1977-1993), Dirk Lohan -
Architecte et petit-fils de Mies, Helmut Jahn - célèbre Architecte
post-modern, Franz Schulze - professeur et écrivain, veut faire de cette maison
un musée. “ La Maison Farnsworth est
aucun doute l’un des grands trésors de l’Illinois
”. Des visites
seraient organisées et l’entretien du site serait garanti.



Pour John Bryan, « Parfois
un bâtiment peut atteindre une telle importance, s’élever à un tel niveau
qu’il doit appartenir au domaine public ». L’état de l’Illinois
possède un important héritage architectural qui comprend les réalisations
des architectes de l’Ecole de Chicago, Louis H. Sullivan, Daniel H.Burnham,
John W.Root,…mais aussi celles de F.L Wright et ses Prairies Houses. En
2001, « l’administration est séduite par ce projet » dixit
le porte-parole du gouverneur. Mais à cause
d’un important déficit budgétaire, elle refuse en février dernier par la
voix de son procureur général Lisa Madigan cette transaction. La préservation
de ce patrimoine récent dont la seule valeur est architecturale est trop onéreuse.
Mais l’état ne manque t-il pas de clairvoyance ? Ce dernier pourtant
n’a pas regretté l’achat en 1981 dans des conditions économiques
similaires d’une maison de Frank Lloyd Wrignt, la Dana-Thomas House
(Springfield) qui se révèle être aujourd’hui un succès touristique.




Pour Lord Palumbo son actuel
propriétaire « rien réellement ne la protège maintenant de
l’incertitude, elle pourrait être démontée et déplacée ». En effet,
la Farnsworth House trop récente pour être classée n’est pas sous la
protection de la Commission de Préservation du Patrimoine. Et de surcroît,
« ses échasses » la rendent
vulnérable. Pour ne rien arranger, lassé de nombreuses offres parfois
dangereuses, Lord Palumbo décide de confier la vente de sa maison à la société
de vente aux enchères Sotheby’s.



Si l’on se réfère aux précédentes
ventes relatives aux célèbres maisons d’architectes, la Farnsworth House
risque de voir son prix atteindre des sommets comme ce fut le cas pour la
Rockefeller Guest House de Philip Johnson (estimée entre 3 et 5 millions)
adjugée en 2000, à 11 millions de dollars chez Christie’s !



A ce prix, loin de la maison,
bien plus que le chef d’œuvre de l’architecture moderne, c’est une œuvre
d’art qui serait vendue pour le meilleur comme pour le pire.



Sans exclure de voir un riche et
digne successeur de Lord palumbo, précautionneux et passionné se manifester et
habiter sur de courtes périodes la maison, il est peut-être temps de la libérer
des menaces qui resurgiront à chaque changement de propriétaire et de pérenniser
son avenir en transformant la
maison en musée!



Aussi
pour offrir cette
perspective à la Farnsworth House deux associations de sauvegarde du
patrimoine, la National Trust for Historic Preservation (NTHP) (Richard
Moe –
directeur) et le Landmarks Preservation Council of Illinois (LPCI)
(David Bahlman – directeur) soutenues par les amis de la Farnsworth
House
s’unissent et lancent une vaste campagne de sensibilisation et de
collecte de
fonds en vue de porter la plus forte enchère. En cas de victoire, la
maison
appartiendrait à la NTHP et serait gérée par le LPCI.




Conclusion



Ouverte au public en 1997, la
Farnsworth House est fermée dans l’attente de la vente. Nous espérons que le
12 décembre sera une date heureuse dans son histoire et qu’elle deviendra un
pôle incontournable pour les étudiants en architecture du monde entier et pour
tous les amateurs.



Rappelons que l’essentiel est
que la Farnsworth House reste sur les bords de la Fox river. Elle reste avant
tout un projet d’Architecture, un projet imaginé pour ce site. Un site sans
qui la Farnsworth House n’aurait jamais atteint l’excellence et révélé
toute la quintessence du principe « Less is More ».




Dès lors, la maison se retrouve
livrée à la loi du marché pour le meilleur et pour le pire, espérons que le
navire reste à quai !




FWH - Nicolas Horiot -
octobre 2003

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MessageSujet: Re: biographie mies van derohe   

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