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 l'asthme

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MessageSujet: l'asthme   Mer 17 Déc - 1:52

L'asthme



Quelques définitions
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L'allergie
L'allergie est une réaction exagérée de l'organisme à une stimulation immunitaire. Cette stimulation peut être une infection comme un produit allergisant.

l'allergène
L'allergène est un corps étranger à un organisme, qui engendre une activation de ses mécanismes de défense.
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Qu'est-ce que l'asthme ?
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L'asthme est une réaction pulmonaire de nature allergique, qui se caractérise par une contraction excessive des bronches. Cette réaction se traduit par une difficulté à vider ses poumons, accompagnée parfois de sifflements audibles. On parle de bradypnée expiratoire : cela signifie que le thorax se vide moins vite de son air lors de l'expiration.
Il existe souvent un terrain allergique familial (asthme, eczéma)
Cliniquement, à l'auscultation, le médecin entend des sifflements lors de l'expiration, et constate que la cage thoracique paraît bombée.
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les facteurs déclenchants ou aggravants.
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Les facteurs déclenchants ou aggravants sont des allergènes souvent connus du patient (acariens, poussières, pollens, poils, plumes etc.. )
Ce sont aussi des foyers infectieux, l'obésité, le tabac ou le haschich++, le stress, les excitants.
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Les formes aiguës.
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Elles se caractérisent par une sensation d'étouffement ou une difficulté à pouvoir parler ou à retrouver son souffle. Parfois lors de l'inspiration, on peut voir le thorax se creuser au dessus des clavicules ou à la partie basse du sternum. Le bout des doigts ou les lèvres peuvent être froids, bleuissants (cyanosés).

Si l'on a un doute sur une forme grave ou aiguë, il faut en priorité appeler le service d'urgence avant même son médecin habituel. Le patient doit rester assis ou debout, et ne pas s'allonger. En France, on doit donc composer le 15 sur le cadran téléphonique. En cas de difficulté à parler, ce service a les moyens de localiser l'origine de l'appel et d'envoyer des secours. Les crises d'asthme aigu tuent encore tous les ans.
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les formes chroniques.
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Elles ne devraient plus exister compte tenu des moyens thérapeutiques et sous réserve que les patients respectent certaines règles comme l'abstinence tabagique et le soin des foyers infectieux (dents, sinusites par exemple)
Les formes chroniques se caractérisent un encombrement matinal ou un essoufflement facile à l'effort. Parfois cela se limite à une sensation d'oppression. Des sifflements pulmonaires peuvent être entendus le matin ou lors de bronchites ou de rhumes.
La négligence de ces formes chroniques peuvent aboutir à des crises aiguës, une bronchite chronique, une dilatation des bronches, à une insuffisance respiratoire et cardiaque.
Lorsqu'un traitement est pris correctement, l'apparition de signes d'asthme résistant au traitement doit faire craindre une crise aiguë. Il faut contacter son médecin. Il n'y a pas d'accoutumance aux traitements.
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l'évolution traitée
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L'évolution traitée, c'est "pas de problème". A noter que le traitement des adolescents est toujours difficile. Ils veulent d'autant plus s'affranchir du traitement que les parents imposent ce traitement. Il est important donc, en cas d'asthme précoce, qu'ils s'affranchissent des parents pour assumer leur prise de médicaments, voire même la consultation médicale : cela évite que la maladie "partagée" ne devienne un champ d'affrontement.
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les examens pneumologiques.
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L'examen pneumologique accessible directement par le patient est la mesure du débit expiratoire de pointe ou peak flow. Ce petit appareil lui permet d'évaluer quotidiennement sa capacité à expirer l'air. Il nécessite un peu d'entraînement avant d'obtenir des résultats fiables. En pratique, si la personne asthmatique constate une chute de ses performances malgré le traitement, elle doit consulter son médecin.

Les autres examens sont la recherche de l'allergène ou des allergènes. Il est parfois difficile de les cerner. Le patient ne doit pas hésiter à tenir un carnet "de vie" lorsque l'origine des crises semble obscure ou insatisfaisante.
Ces notes peuvent aider le spécialiste et éventuellement sensibiliser le patient à des facteurs déclenchants (tabagisme passif, climatisation, alimentation, animaux, lieux, temps, saisons...)
Le médecin peut s'aider de prises de sang, de tests cutanés pour orienter les recherches. Il peut aussi orienter vers un allergologue ou un pneumologue.

L'exploration fonctionnelle respiratoire (ou EFR) est un examen fondamental et complexe, réalisé par le pneumologue. Il s'adresse à l'adulte et à l'enfant raisonnable car il se fait dans une enceinte hermétique et exige la collaboration du malade. Pour les très jeunes enfants, il existe quelques services spécialement équipés en France, et qui permettent une exploration.
Cet examen complexe, non sanglant, consiste à faire souffler le patient dans un appareil qui va calculer les caractéristiques physiologiques de ses poumons et de sa cage thoracique. Le praticien sera en mesure de définir la présence de la maladie, sa gravité, ses séquelles et la qualité des traitements pris. Il lui sera possible de tester des allergènes en cours d'examen et d'en affirmer ou en infirmer la responsabilité. Il sera également possible de tester des médicaments, et d'en sélectionner les plus efficaces pour une personne donnée..

Il existe d'autres examens comme la mesure des gaz du sang, la radiographie pulmonaire, le scanner, mais ils n'apportent le diagnostic d'asthme, ils complètent le bilan en terme de gravité ou d'affections associées.
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Qu'appelle-t-on réactions asthmatiformes ?
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Les réactions asthmatiformes ou bronchites asthmatiformes correspondent à des crises ayant toutes les apparences de crises d'asthme, en dehors de toute maladie asthmatique. Le patient n'a pas de terrain allergique. Les crises surviennent à l'occasion d'une irritation bronchique
On parle d'éréthisme bronchique, les bronches se contractent exagérément, engendrant une bradypnée expiratoire. A l'examen, le médecin constate des symptômes très évocateurs d'asthme.
Les bronchites asthmatiformes se voient dans toutes sortes de circonstances comme les reflux gastro-oesophagiens, les infections bronchiques, l'insuffisance cardiaque.
Il existe très certainement une prédisposition individuelle car tout le monde ne fera de bronchite asthmatiforme.
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LE TRAITEMENT DE L'ASTHME


L'objectif est que pour une personne asthmatique, l'asthme soit indécelable et donc sans conséquence pour son avenir. Pour cela, il faut que le traitement soit pris. Avec l'aide du médecin, il importe à chacun de trouver son traitement et de le prendre correctement.

Les cibles des traitements.
Les objectifs des traitements vont être multiples. Les principales cibles seront :
-dilater les bronches.
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Les principaux médicaments sont les Béta-mimétiques, les anti-cholinergiques et les théophyllines. Tous ces médicaments relaxent les muscles "lisses" dont le rôle est de contracter les bronches.
Certains ont un effet immédiat, d'autres ont un effet prolongé sur plusieurs semaines mais n'ont pas d'effet immédiat : ils doivent donc être pris quotidiennement. D'autres enfin ont des effets variables avec l'âge et peuvent apporter des bénéfices sur des maladies associées.
Les modes d'absorption peuvent être inhalés, per os (c'est à dire avalés), ou en piqûre.
Il y en donc pour tous les goûts et tous les besoins.
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-prévenir la contraction bronchique.
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Certaines molécules ont la propriété d'agir très sur les facteurs sanguins qui vont déclencher la contraction bronchique. Ils agissent en neutralisants les facteurs inflammatoires qui viennent stimuler les récepteurs des fibres des muscles lisses bronchiques.
Ils doivent être pris quotidiennement et régulièrement pour avoir une efficacité.
Ces produits sont les corticoïdes, les antileucotriènes et apparentés. Ils existent aussi en aérosol, per os ou en piqûre selon les molécules. Pour information, les corticoïdes inhalés ne diffusent par dans le sang et dans l'organisme, ils seront sans conséquence néfaste à court ou à long terme.
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-désensibiliser et prévenir la sensibilisation.
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La désensibilisation semble vraiment pleinement utile quand il y a peu d'allergènes différents : une personne allergique aux pollens aura plus de chance de trouver un bénéfice à la désensibilisation qu'une personne allergique aux poils, aux pollens et à la poussière de maison (acariens). Un enfant sera plus réceptif.
Cela dit, la désensibilisation est un traitement contraignant, de plusieurs années, et qui n'empêchera pas quelqu'un d'être ultérieurement allergique à autre chose.
Prévenir la sensibilisation est donc fondamental. Il faut donc repérer les allergènes et s'en débarrasser. L'allergologue est ici d'un grand secours. Les produits allergisants comme les colorants, devront être évités. Les infections traînantes sont aussi allergisantes. Contrairement à une idée récente, l'allaitement maternel ne permet pas d'échapper ou de réduire un possible terrain allergique.
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-traiter le terrain.
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On peut avoir recours aux traitements homéopathiques. On ne doit pas pour autant négliger le traitement des crises, et on doit continuer à évaluer l'efficacité du traitement par l'exploration fonctionnelle respiratoire.
Les cures thermales sont d'un grand intérêt car, chez l'enfant, elles permettent, outre un espacement des crises, une autonomisation et une responsabilisation indispensable en vue de l'adolescence.
Le sport pratiqué régulièrement a un effet dilatateur bronchite autant que certains médicaments. l'asthme n'est donc pas une contre-indication au sport, exception faite de la plongée avec bouteilles.

-traiter les facteurs associés : infections, tabac, haschich, excitants, stress.
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Quelques schémas de traitements.
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La crise aiguë. C'est l'appel au 15 (en France)

L'asthme chronique.
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Chacun doit se donner la peine de trouver le traitement qui lui convient. On peut très bien après quelques mois, ne prendre plus d'un comprimé ou aspiration par jour d'un produit stabilisant, et garder sous la main un dilatateur bronchique rapide. Il faudra évaluer régulièrement.
Si les bronches sont inflammatoires, les aérosols seront moins efficaces, voire plus du tout. Une prise temporaire par la bouche ou en piqûre va s'imposer, on parle d'échappement thérapeutique : l'échappement au traitement aérosol signifie "consultation médicale".
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Les réactions asthmatiformes.
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L'attitude logique et incontournable est le traitement du spasme bronchique associé au traitement de la cause: reflux digestif, infections, insuffisance cardiaque.
A noter que certains médicaments peuvent favoriser les crises d'asthme et qu'il faut toujours signaler à un médecin ce problème de santé, même s'il est ancien et qu'il est stabilisé depuis des années
Un petit mot sur l'asthme d'effort dont les traitements sont multiples, simples et efficaces sous réserve d'être pris. En cas d'incertitude diagnostique, le pneumologue a les moyens techniques de le mettre en évidence par une épreuve ou des stimulations par aérosol lors de l'épreuve fonctionnelle respiratoire.
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