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 La dominance apicale

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kassifazer
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MessageSujet: La dominance apicale   Ven 23 Jan - 16:11

La dominance apicale





a. Définition



L’observation de la plupart des plantes conduit immédiatement à la notion
de dominance apicale : sur un végétal herbacé ou sur les
pousses herbacées (jeunes) des végétaux ligneux, le bourgeon terminal inhibe en
général les ébauches axillaires qu’il a engendrées en même temps que les
feuilles ou qui se sont formées peu après l’édification des feuilles. Les plus
proches de lui sont les plus petites.

Par dominance apicale, on
entend l’action inhibitrice qu’exerce la région apicale d’une plante en pleine
croissance sur l’initiation ou le développement d’axes latéraux (axillaires ou
adventifs). Cette inhibitition peut être totale ou partielle.

N.B.
: La dominance apicale qui constitue le modèle des interactions entre organes de
même nature est importante car elle détermine en grande partie le port, donc
l’allure générale, d’une plante. En effet, si tous les méristèmes axillaires
engendraient des rameaux égaux entre eux et semblables à l’axe qui les porte,
toutes les espèces présenteraient une couronne sub-sphérique touffue. Il n’en
est rien et le port d’une plante est caractéristique car il y a des pousses
dominantes et des bourgeons dominés.

L’étude de la dominance apicale
revêt un double intérêt :

Fondamental : elle
constitue un excellent modèle expérimental pour l’étude de l’organisation dans
l’espace des activités qui contrôlent le développement des plantes et des
messages qui circulent entre les différents organes pour signaler la position de
ces organes.

Appliqué : des dépenses énormes
sont consacrées à l’élimination des axillaires chez certaines espèces d’intérêt
économique telles que la tomate. Chez les céréales, la ramification latérale
(tallage) doit être ajustée pour accroître la productivité.


b. Facteurs influençant la dominance apicale



La préséance de l’apex ne s’exerce pas toujours avec la même intensité.
Elle varie avec :

- l’espèce : chez le pois, les bourgeons
axillaires sont totalement inhibés. Chez le millepertuis (Hypericum
perforatum)
, ils évoluent en rameaux courts uniformément répartis sur toute
la hauteur de la tige. Chez certaines variétés de tomate et chez le galinsoga à
petites fleurs (Galinsoga parviflora), des rameaux longs, peu
différents de l’axe principal sont produits.

- l’éloignement de
l’apex
: plus un axillaire est distant du bourgeon terminal, moins il est
dominé.

- l’age de la plante : le degré de dominance faiblit
lorsque la plante est plus âgée.

- la mise à fleurs du méristème
terminal
: au moment de la transition florale, les bourgeons axillaires
sont généralement libérés de la dominance apicale.

- les conditions
d’environnement
: sur un sol pauvre et sec ou sous une faible luminosité,
la ramification est moins intense - donc le degré de dominance apicale plus fort
- que sur un sol riche et bien irrigué ou sous une forte intensité
lumineuse.


c. Le siège de la dominance apicale



De nombreuses expériences ont démontré que le siège de la dominance
apicale se situe dans le bourgeon terminal. En effet, lorsque celui-ci est
excisé, une croissance importante des bourgeons axillaires, devenus distaux sur
les pousses décapitées, est observée.
N.B. : La production par la plante de bourgeons
axillaires qui ne se développent pas joue un rôle important dans la survie de la
plante. En effet, lorsque le bourgeon terminal est endommagé ou éliminé suite à
une agression biotique ou abiotique, un bourgeons axillaire commence à se
développer et reprend une position terminale, assurant la poursuite du
développement de la plante
. Un bourgeon est une structure complexe,
comprenant des feuilles en croissance et un méristème. Des expériences
d’effeuillage ont établi que ce sont les jeunes feuilles, en pleine croissance,
qui sont responsables de la dominance apicale dans le cas du haricot. Chez cette
espèce, la croissance des axillaires des deux feuilles primaires est inhibée sur
une plante intacte. Lorsque les feuilles trifoliées les plus grandes sont
enlevées, la dominance apicale est maintenue jusqu’à ce que la feuille dont la
foliole terminale atteint cinq cm soit excisée. Lorsque l’effeuillage touche des
feuilles de plus en plus jeune, la croissance des bourgeons axillaires est de
plus en plus importante. L’enlèvement du méristème n’est donc pas nécessaire
pour lever la dominance apicale.
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