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 Apprendre la botanique: en 10 leçons

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delich
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MessageSujet: Apprendre la botanique: en 10 leçons   Mer 15 Oct - 0:12

Leçon 1

1 Introduction

On dénombre dans le monde environ 400.000 espèces de végétaux dont 230.000 plantes à fleur (les autres étant les champignons, mousses, lichens, algues,...). La répartition de ces plantes à fleur est la suivante :
[center]
Seules 5%, soit 12.000, se trouvent en Europe (4200 en France soit un tiers). A défaut de connaître toutes les espèces, il est intéressant de pouvoir différencier les principales et pour cela de savoir les décrire. C'est la démarche que nous vous proposons d'entreprendre ensemble. Nous aborderons dans un premier temps principalement les fleurs sauvages.
Comme chaque domaine scientifique, la botanique a son propre vocabulaire, et quelques mots sont nécessaires pour y arriver. Dans cette leçon, nous nous attacherons à découvrir la plante en général.
Ensuite, nous terminerons, comme pour chaque leçon, en étudiant une grande famille de plantes.

2 Structure générale et vocabulaire de base de la plante

Une plante possède cinq parties distinctes plus ou moins développées selon les espèces :






          1. les racines,
          2. la tige,
          3. les feuilles,
          4. les fleurs,
          5. les fruits.




Remarquons qu'il est important d'utiliser le vocabulaire à bon escient : par exemple, on parle de tige et non de queue comme on l'entend souvent. On distingue 3 types de plantes selon leur cycle de vie :

<BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>
- Les plantes annuelles :
Le cycle complet de végétation s'effectue en un an. Les graines germent au printemps, puis le tigelle, la tige, les feuilles se développent. La plante fleurit et donne un fruit dont les graines donneront à leur tour d'autres plantes l'année suivante. De la graine à la graine, le cycle est complet en moins d'un an. Exemple : le haricot, le coquelicot...
- Les plantes bisannuelles :
La première année, ces plantes accumulent des réserves (dans les racines et les feuilles), la seconde année, les plantes montent, donnent des fleurs et des fruits. Exemple : la digitale, les mauves (mauve alcée,...), la grande ciguë.
- Les plantes vivaces :
Elles sont organisées pour durer, la vie se perpétuant dans des parties souterraines de la plante à l'abri des intempéries (rhizomes, bulbes, tubercules que nous reverrons à la leçon 4). Exemple : le muguet, la renoncule (bouton d'or), l'ortie dioïque(c'est l'ortie qui pique)
</BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE>
Certaines plantes peuvent avoir plusieurs cycles (exemple : l'aster maritime est annuelle ou vivace, la carotte sauvage est annuelle ou bisannuelle, la barbarée commune est bisannuelle ou vivace).

3 Structure générale et vocabulaire de base de la fleur

Il faut tout d'abord savoir que les plantes sont des êtres vivants sexués. La fleur est l'élément reproducteur de la plante. La grande majorité d'entre elles sont hermaphrodites, c'est à dire qu'elles sont mâle et femelle en même temps.
La structure générale d'une fleur est la suivante :
L'ensemble des pétales forme la corolle.
L'ensemble des sépales est appelé calice.
Le pédoncule désigne uniquement la partie de la tige proche de la fleur. Le réceptacle est la partie plus ou moins élargie du pédoncule, sur laquelle s'insèrent les pièces florales, et qui peut être bombée, plate ou creusée en coupe. Coupez une pâquerette et vous verrez la partie creuse sous le cœur jaune de la fleur.
Le pistil (bien que ce soit un nom masculin), désigne la partie femelle de la plante; il est terminé à sa base par l'ovule.
Les étamines (bien que de genre féminin), désigne la partie mâle de la plante; elles sont porteuses de sacs de pollen à leur sommet.
Nous verrons plus en détail la reproduction sexuée des plantes en leçon 5. Disons quand même que pour qu'une fleur donne une graine, elle doit être fécondée : du pollen doit être déposé sur le pistil. Ceci n'est pas si évident, puisque les végétaux sont immobiles et que sur la plupart des fleurs, des mécanismes empêchent l'autofécondation (cela signifie que le pollen de la fleur féconde le propre ovule de la même fleur).
Notons que la même plante possède en général le même ADN, bien que des études aient permis de découvrir que sur certains très vieux arbres, l'ADN avait évolué d'une branche à l'autre. Cela n'arrive ni sur les plantes qui ne vivent pas longtemps ni dans le règne animal .

4 Herbacées et arbres.

On appelle herbacées, les plantes dont les parties aériennes meurent après la fructification. Ce sont des plantes non ligneuses, c'est à dire ne faisant pas de bois.
Il est à remarquer que les arbrisseaux, arbustes, arbres, etc. sont des mots désignant un même type de plantes : seul des notions de dimensions subjectives sont introduites pour les distinguer.

5 La famille des composées ou astéracées (la pâquerette, le pissenlit,...)

Vous êtes peut être en train de vous dire que le modèle de fleur que nous venons de voir ne ressemble pas du tout à l'image que vous avez d'une pâquerette, puisqu'on y voit ni pistil ni étamine mais un coeur jaune au milieu de pétales blanches !
La pâquerette fait partie de la famille des composées (compositeae en latin). Une composée n'est pas une fleur mais une inflorescence, c'est à dire un ensemble de fleurs appelé capitule dans ce cas précis; ce capitule est formé d'une quantité de petites fleurs serrées entre elles. Ce que l'on appelle couramment un pétale est en fait une ligule et chaque petit tube jaune ainsi que chaque ligule blanc est une fleur à part entière (ils possèdent un pistil, une étamine,...).

<BLOCKQUOTE>
N'hésitez pas à ramasser une pâquerette ou un pissenlit et regardez-les bien à l'aide d'une loupe. Découpez-les... Tirez sur une ligule...
</BLOCKQUOTE>
Remarquez qu'un pissenlit est entièrement ligulé (il n'y a que des fleurs ligulées), certaines plantes comme le séneçon ou l'artichaut sont entièrement tubulées, et certaines comme la pâquerette ou la marguerite sont à la fois ligulées et tubulées.
Le fruit est un akène, c'est à dire une enveloppe renfermant une graine qui n'est pas attachée à la paroi. En général, cet akène est à aigrette. Une aigrette est une touffe de poils permettant la dissémination par le vent.
Depuis quelques années, les scientifiques ont donné un nouveau nom à cette famille : les asteracées ( asteraceae en latin ).


Votre explorateur ne vous permet pas de visualiser l'animation en java. Nous vous proposons cependant quelques images...

Le pissenlit

L'arnica

La pâquerette

Le baromètre

Le cirse laineux

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MessageSujet: suite   Mer 15 Oct - 0:15

Leçon 2

1 Introduction

L'objet de cette leçon est de vous apprendre à regarder. Il est important de sensibiliser votre attention, d'une part pour admirer les merveilles de la nature, mais aussi pour vous permettre de retrouver une plante dans un livre de botanique (l'usage est de nommer ces livres des flores ). Attention, selon les auteurs les classifications sont différentes, sachez vous y repérer.
Vous connaissez déjà le vocabulaire de la plante et de la fleur, voyons maintenant celui des inflorescences.

2 Apprendre à regarder une plante pour la décrire


<BLOCKQUOTE>
Cueillez quelques plantes complètes, ou mieux, si vous le pouvez, lisez ce chapitre bien installé dans une prairie fleurie.
</BLOCKQUOTE>
Notez ce que vous voyez mais faites attention de ne pas tirer de conclusions trop hâtives. Ce n'est pas parce qu'une fleur est en grand nombre là où vous êtes, qu'elle vit en colonies. Ce n'est pas non plus parce que vous êtes actuellement à 1500 m que c'est une fleur de montagne.
La description d'une plante, d'une fleur, ou des feuilles doivent mettre en oeuvre tous vos sens : l'odorat, le toucher, le visuel. En général pas l'ouie ! encore que... Écoutez quand même la nature autour de vous...! Et méfiez-vous du goût ! Il est fortement déconseillé de goûter des plantes que vous ne connaissez pas, les mortelles sont rares mais les toxiques sont très courantes.
Commencez par noter le contexte. Il est intéressant de se souvenir de l'environnement dans lequel vous avez rencontré la plante et même de l'enregistrer par écrit si vous compter réaliser un herbier.
Pouvez-vous préciser à quelle altitude environ vous êtes ?
Notez aussi la saison (début printemps, fin été...) en faisant attention de relever la date ainsi que l'année et éventuellement les décalages pouvant intervenir suite à un printemps exceptionnellement précoce ou un hiver particulièrement chaud,...
Mettez-vous maintenant devant une plante.
En général celle-ci n'est pas isolée; vit-elle en colonie, est-elle dispersée, ou est elle unique dans une vaste zone ?
Quelle taille a t-elle en moyenne, et au maximum ?
Voyez son aspect général, présente-elle une couleur particulière (blanchâtre, rougeâtre..._) ? Attention, il ne s'agit pas de la couleur de la fleur, mais bien celle de la plante.
Y a t il des poils sur la tige, ou sur l'ensemble de la plante? Ces poils sont-ils disposés d'une manière particulière ?
A-t-elle une odeur agréable, désagréable ? une odeur connue comme le concombre, ou le miel, etc. Prenez une feuille et chiffonnez la dans votre main, a-t-elle maintenant une odeur ?
Semble-t-elle attirer certains animaux ? C'est le cas par exemple de l'arbre aux papillons qui en est toujours couvert.
La plante est-elle douce, dure, collante ?
Observez maintenant les racines et voyez si c'est une plante à bulbe, à stolon, à rhizome ? Notez la couleur et éventuellement son odeur. Nous verrons plus en détail ce vocabulaire en leçon 4, mais en attendant, contentez-vous de regarder les racines même si vous ne pouvez pas encore les nommer.
Attention : Si vous arrachez une plante pour en regarder les racines, elle ne repoussera pas. Faites-le donc pour des plantes très communes et contentez vous de croire ce qui est écrit dans les livres, ou mieux, ce qui est dans notre site Internet, pour les autres.
Cueillez une feuille ou une fleur. Y a-t-il un suc qui s'en écoule ? Si oui, de quelle couleur ? La plante est-elle cassante ? La tige est-elle creuse ? A-t-elle une section de forme particulière (ronde, carrée, triangulaire) ?
Après avoir fait la leçon 3, il sera temps de regarder s'il s'agit d'un monocotylédone ou d'un dicotylédone, puis dans ce dernier cas, s'il s'agit d'un gymnosperme ou d'un angiosperme.

3 Les différentes inflorescences

On appelle inflorescence, l'ensemble des fleurs disposées au sommet d'une tige ou d'une ramification selon un modèle précis.
Les types d'inflorescence sont très variés :



    • Inflorescence en corymbe.




Type d'inflorescence dans laquelle les pédoncules ont des longueurs telles que les fleurs se trouvent dans un même plan.
Exemple : le poirier.



    • Inflorescence en ombelle :




Type d'inflorescence dans laquelle les pédoncules partent du même point et ont des longueurs telles que les fleurs se trouvent dans un même plan, (c'est en fait un cas particulier de l'inflorescence en corymbe).
Exemple d'ombellifères: la carotte sauvage, la branc-ursine, la ciguë.



    • Inflorescence en grappe :




Type d'inflorescence formé d'un axe portant à différents niveaux des fleurs pédonculées.
C'est le cas de l'acacia, la glycine, le raisin (eh oui, le raisin fait des fleurs !), le muguet.



    • Inflorescence en épi :




Type d'inflorescence où les fleurs ou épillets (dans le cas des graminées) sont rattachées sans pédoncule à un axe central. Il s'agit d'un cas particulier de l'inflorescence en grappe.
On trouvera notamment les céréales tel que le blé.



    • Inflorescence en capitule.
      C'est le cas déjà vu de la famille des composées. Les fleurs sessiles sont regroupées en "tête serrée".

Beaucoup de plantes présentent des inflorescences complexes : grappe d'ombelles, ombelle d'ombelles (exemple : la carotte sauvage), ou grappe de capitules.

4 Les critères de classement les plus courants dans les flores

Certaines flores classent les fleurs simplement par ordre alphabétique. Ce sont des index qui ne servent pas à retrouver le nom d'une fleur inconnue mais à renseigner plus en détail sur une fleur que l'on connaît déjà.
Les flores utilisées pour rechercher une fleur inconnue utilisent des critères assez divers :


  • La couleur. On en distingue en général cinq :

    • bleu (comprenant toutes les couleurs du bleu au violet)
    • rouge (comprenant toutes les couleurs du rose au rouge)
    • jaune (comprenant toutes les couleurs de l'orange au jaune)
    • blanche,
    • verte ou brune.
    Certaines fleurs peuvent prendre plusieurs couleurs ou bien se trouvent dans une plage commune à deux classes (par exemple rose-violet). Dans ce cas, la fleur est généralement classée dans les deux couleurs.

  • Le nombre de leurs pétales. On dénombre couramment six familles :

    • les 4 pétales,
    • les 5 pétales,
    • les 3 ou 6 pétales,
    • les plus de 6 pétales,
    • les pétales soudées,
    • les symétries bilatérales.
    Attention cette description est macroscopique et ne tient pas compte de la réalité microscopique (certaines fleurs sont classées dans celles à plus de 6 pétales alors qu'en fait il s'agit de ligules).
    Enfin, les fleurs vertes ou brunes (peu nombreuses) sont des cas complexes qui ne rentrent dans aucune de ces catégories.

  • Les lieux.
    C'est peut-être le classement le plus difficile car il faut souvent combiner des notions de terrain, de région, voire d'humidité.
    En général les flores désignent les situations les plus communes, sachant que certaines plantes peuvent occuper plusieurs sites différents.

5 La famille des ombellifères ou apiacées (la carotte sauvage, la ciguë,...)




Ce groupe rassemble toutes les plantes dont les inflorescences sont disposées en ombelle simple ou composées. Les ombellifères constituent une importante famille dont certaines espèces sont comestibles (carotte, cerfeuil, persil, angélique), d'autres toxiques voire mortelles (la ciguë).
On peut ajouter que la plupart de ces fleurs sont blanches et se distinguent entre elles plutôt par les feuilles que par leurs fleurs. L'utilisation d'une loupe peut même parfois être nécessaire.
En France, on rencontre souvent couramment la carotte sauvage (feuilles très découpées) et la branc-ursine ou grande berce (feuilles très grandes, profondément lobées avec des poils qui grattent au toucher). Essayez donc d'en trouver lors de vos prochaines promenades...
Les ombellifères se nomment également depuis quelques années "apiacées" suite à des modifications dans la nomenclature scientifique des plantes.


Votre explorateur ne vous permet pas de visualiser l'animation en java. Nous vous proposons cependant quelques images...


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MessageSujet: suite   Mer 15 Oct - 0:17

Leçon 3

1 Introduction

Doté du vocabulaire nécessaire, vous allez maintenant pouvoir décrire la fleur, qui est la partie la plus belle et la plus intéressante.
A chaque leçon vous aborderez un dossier particulier sur un thème précis (aujourd'hui la classification du monde vivant et l'auto-défence des plantes), et vous examinerez en détail une famille ou un groupe de plantes.

2 Apprendre à regarder une fleur pour la décrire

Prenez plusieurs fleurs fraîches, de couleurs et de formes variées, ou éventuellement des photos.
Noter tout d'abord qu'il y a deux grandes catégories de fleur :


  • Les fleurs à symétrie radiale :



Ce sont les fleurs qui n'ont pas vraiment de haut et de bas lorsqu'on les regarde en face.



  • Les fleurs à symétrie bilatérale :



La fleur est symétrique par rapport à un plan et présente nettement un haut et un bas.
Observez la dimension de la fleur (vous pouvez la mesurer, la comparer avec la plante complète).
Quelle est sa couleur générale (celle des pétales) ? Quelles sont les couleurs auxiliaires (pour les fleurs multicolores) ?
Les pétales sont-ils nervurés , tachetés , poilus , symétriques , serrés ou espacés ?
Quel est le nombre et la disposition des pétales (3, 4, 5, 6,) sont ils soudés ? la symetrie est elle radiale ou bilatérale ?
Quelle est la couleur et la forme du pistil ?
Combien y a-t-il d'étamines ?
Quelle est la couleur et la forme des étamines et des sacs à pollen ?
Le pistil et les étamines sont-ils plus grands que les pétales ? sont ils visibles ou cachés ?
Quelle est la forme et le nombre des sépales ?
Les sépales sont-ils plus grands ou plus petits que les pétales ? Quelle est la dimension du calice ? quelle est sa couleur ? est-il nervuré ?
Habituez-vous à tout observer; mais seuls les éléments caractéristiques serviront à l'authentification de la fleur ; exemple : on ne dit pas que la fleur du coquelicot est symétrique et non poilue-car c'est le cas général de la plus part des fleurs- on notera plutôt lorsque la fleur est poilue et non symétrique.

3 La classification du monde vivant (première partie)

On dénombre dans le monde 450.000 plantes différentes soit 300.000 espèces. La différence est due à toutes les sous-espèces, les espèces greffées ou les espèces crées (cultivars). Il y a 250.000 espèces à fleur dont 2.500 en Europe sur les 15.000 plantes qui y sont présentes. Il est donc très important de les classer.
Le classement permet ensuite de nommer les plantes ; la science du classement est appelée la taxinomie.
Le premier niveau de classement du vivant est le suivant. Il a peu d'importance pour les non spécialistes. Nous résumons ensuite ce qu'il est important de retenir :

Le monde des vivants est divisé en plusieurs règnes dont les deux principaux sont : le règne animal et le règne végétal.
Le règne végétal est séparé en embranchements et sous-embranchements. Pour le cas qui nous intéresse (c'est à dire les plantes aérobies, chlorophylliennes à graines), on identifie les deux sous-embranchements suivants :



  • Les gymnospermes rassemblent les plantes dont les graines se trouvent dans un fruit ouvert, de même que les ovules. Il s'agit essentiellement des conifères dont les pommes de pin portent les graines à l'air libre.

    cèdre

  • Les angiospermes rassemblent les plantes dont les graines sont enfermées dans des fruits, ainsi que les ovules; la totalité des fleurs relèvent de cet embranchement.
Les gymnospermes n'ont pas d'autre division avant les familles.
Les angiospermes sont divisés en deux classes : les monocotylédones et les dicotylédones.
Note : selon les livres, ces mots sont masculins ou féminins. Pour garder nos habitudes, nous avons fait le choix (arbitraire) de les utiliser au masculin.
Mais au fait, qu'est ce qu'un cotylédon ? C'est le nom donné aux premières feuilles qui sortent de la graine à la germination, laquelle contient des réserves nutritives. Un monocotylédone n'a qu'une seule feuille, un dicotylédone en a deux et les gymnospermes en ont plus.


<BLOCKQUOTE>
<BLOCKQUOTE>
un seul cotylédone (en particulier une seule feuille sur la plantule).
des nervures parallèles sur les feuilles, lesquelles sont identiques sur leurs deux faces.
la tige conserve le même diamètre toute la vie.
les éléments qui composent la fleurs (pétales, sépales, étamines,...) sont par 3 ou multiple de 3.
</BLOCKQUOTE>
Exemples : les graminées (herbes), les palmiers, les liliacées (lis, tulipe, jacinthe, oignon, poireau, muguet, asperge), les iridacées (glaïeul, iris, crocus).




</BLOCKQUOTE>

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<BLOCKQUOTE>
deux cotylédones (en particulier deux feuilles sur leur plantule)
des nervures ramifiées sur les feuilles dont les faces sont différentes.
la tige croit en épaisseur avec l'âge.
les éléments qui composent la fleur sont par 4, 5 ou multiple de 4 ou 5.
</BLOCKQUOTE>
Exemples : la très grande majorité des plantes comme les composées, les ombellifères, les labiacées (le trèfle), les papavéracées (le coquelicot), et presque tous les arbres (le marronnier).

tournesol

Les monocotylédones et dicotylédones sont ensuite divisés en ordres et en familles. Ce sont les familles qui sont vraiment importantes dans le classement comme nous le verrons dans la leçon 5.
Notez que "monocotylédone" et "dicotylédone" sont des mots masculins

Note : les gymnospermes sont en fait des "multicotylédones" car leur plantule possède toujours plus de 3 feuilles :
</BLOCKQUOTE>
Nous verrons ces familles et la suite de la classification dans la leçon suivante.

4 L'autodéfense des plantes

Comme tous les êtres vivants, les plantes sont soumises à des attaques diverses venant de l'extérieur. Ces attaques peuvent être climatiques (chaud, froid, sécheresse...), provenir d'un sol inhospitalier, ou issues de la convoitise des animaux.


  • Les attaques climatiques :
    La défense contre la sécheresse a été développée par les plantes grasses. Celles-ci font des réserves d'eau dans des feuilles épaisses, constituées de manière à limiter l'évaporation par transpiration.
    Certains arbres des pays chauds ont des épines très étroites afin d'être exposées au minimum au soleil tout en pouvant respirer.
    Les poils ou le duvet des plantes servent à lutter contre la chaleur.
  • L'aridité des sols:
    Les plantes qui frappent le plus l'imagination sont les plantes carnivores : celles-ci ne disposant pas d'éléments nutritifs suffisants dans les sols, tentent d'attraper des insectes dont elles tirent les substances nécessaires. Les fleurs qui attirent l'insecte présentent en général des poils gluants dans lesquels celui-ci reste collé. La plante digère ainsi par l'intermédiaire de ses poils qui jouent en quelque sorte un rôle proche de celui des racines. Pourquoi, direz vous, les plantes s'acharnent-elles à pousser dans des lieux aussi hostiles ? La raison principale, que nous développerons plus loin, est qu'elles ne sont pas assez vigoureuses pour lutter contre les autres végétaux qui croissent plus facilement et qui les étouffent. Un message à méditer !
  • Les agressions animales :
    Les défenses les plus originales sont celles développées contre les animaux. En effet, incapables de s'enfuir, les plantes ont dû inventer des systèmes de protection efficaces. Si les plantes souhaitent qu'on mange leurs fruits et qu'on vienne butiner dans leurs fleurs, elles ne veulent surtout pas qu'on touche à leurs feuilles qui leur permettent de respirer et de synthétiser leurs substances, ni à leurs tiges qui les supportent.
    Contre l'appétit des animaux, de nombreuses plantes présentent des épines (exemple : la ronce, l'acacia, l'églantier...), ou des poils qui tiennent les insectes à l'écart.
    Les feuilles épineuses de certains chardons forment un enchevêtrement impénétrable.
    Les plantes velues empêchent l'adhésion des oeufs qui risquent de se dessécher.
    Beaucoup de plantes développent des substances chimiques complexes, toxiques (renoncule, digitale), voire mortelles (morelle, belladone), mais parfois tout simplement amères comme le théier que les animaux n'apprécient pas.
    Les graminées ou certaines fougères ont des bords très coupants qui modèrent la voracité des animaux (une graminée que l'on fait glisser rapidement entre deux doigts peut provoquer des coupures douloureuses).
    Les orties ont une arme discrète mais très efficace : des poils extrêmement rigides qui se cassent au moindre effleurement s'enfoncent comme une aiguille dans la peau et se vident de leur poison (d'où la possibilité de ramasser une ortie sans se piquer en faisant un mouvement de bas en haut perpendiculairement aux poils ).
Les défenses peuvent être très sophistiquées. En Australie, on aurait observé que pour se protéger des antilopes gourmandes, un acacia augmente la teneur en tanin de ses feuilles, les rendant plus toxiques, et libère de l'éthylène volatil pour prévenir ses voisins d'en faire autant.

5 La famille des graminées (graminaceae)

Les herbes font partie d'une seule famille de plantes à fleurs, celle des graminées. Cette famille regroupe les herbacées à tige creuse, feuilles engainantes, fleurs groupées en épillets.
Elles ont de toutes petites fleurs aux couleurs ternes, peu visibles, mais compliquées. Les graminées, bien qu'apparues très récemment sur terre, sont parmi les plus évoluées. Couchées , fauchées, broutées, elles peuvent être piétinées sans que cela les affecte et grandissent à nouveau rapidement, ce qui n'est pas le cas des autres plantes dont la croissance ralentit, parfois jusqu'à la mort.
[center]
Les graminées sont des monocotylédones; leurs fleurs n'ont ni calice ni corolle. Elles profitent du vent et non des insectes pour se multiplier. Nous reverrons cela dans la leçon 5).
Leurs racines fibreuses très longues forment un faisceau touffu qui retient la terre et empêche l'érosion.
On notera plus particulièrement le pâturin des près qui est la plante la plus répandue en France, ainsi que les céréales (blé, avoine, orgre...), les gazons, les bambous, les roseaux, la canne à sucre.
Sur le plan écologique, les graminées jouent un rôle capital car elles servent de nourriture à une multitude d'insectes, d'oiseaux, de mammifères, mais aussi à l'homme qui récoltent les céréales (blé, riz, maïs).

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MessageSujet: suite   Mer 15 Oct - 1:05

Leçon 4

1 Introduction

Terminons maintenant notre parcours général par le vocabulaire de la feuille, puis étudions les différents types de racines dont l'organisation est souvent très complexe.
Nous verrons ensuite les règles qui ont été établies pour la dénomination des plantes. C'est le travail réalisé par le "Comité International de Nomenclature Botanique".

2 Structure générale et vocabulaire de base de la feuille

Mais tout d'abord, à quoi sert une feuille ? Une feuille sert à assurer les échanges gazeux avec l'atmosphère (gaz carbonique pour sa croissance, oxygène, vapeur d'eau) comme nous le reverrons dans la leçon 6.
Une feuille est constituée ainsi :
[center]
Il existe deux grands types de feuilles :


  • Les feuilles simples.



Exemple : la jonquille, le pissenlit.


    • Les feuilles composées.




Exemple : le marronnier, l'acacia, le trèfle, l'églantier.
L'attache de la feuille sur la tige peut être variée :


  • Une feuille sessile est une feuille sans pétiole.



Exemple : le chèvrefeuille, le compagnon (feuille du haut), gui.


    • Une feuille peut être embrassante.




Exemple : la marguerite (en haut)


    • Une feuille peut être engainante.




Exemple : les herbes
La répartition des feuilles sur la tige est très importante et on distingue 3 types :


  • Les feuilles alternes.



Note : on dit bien alterne et pas alternée !
Exemple : l'églantier, le cerfeuil.



    • Les feuilles opposées.




Exemple : l'ortie dioïque, le millepertuis, la stellaire des bois.


    • Les feuilles en rosette.




Exemple : le pissenlit, la pâquerette, le cyclamen.



    • Les feuilles verticillées.




Exemple : le haut de la renoncule, le gaillet gratteron (la plante qui fait des petites boules qui s'accrochent aux pulls !)

La feuille ou la foliole peut être :


  • Entière.



Exemple : le gui


    • Dentée.




Exemple : l'ortie dioïque.


    • Lobée.




Exemple : la branc-ursine, la chélidoine.
Certaines espèces peuvent comporter plusieurs caractéristiques. En effet, une plante peut très bien avoir des feuilles en rosette en bas de la tige et des feuilles opposées en haut. De même, des plantes peuvent avoir des feuilles rondes en bas de la tige et des feuilles très étroites et fines en haut.
Exemples :

<BLOCKQUOTE>
La campanule à feuilles rondes dont vous verrez rarement les feuilles rondes qui meurent à la floraison pour donner place à des feuilles étroites le long de la tige).
Le diplotaxis dont les feuilles sont de plus en plus lobées vers le bas.

3 La survie des plantes vivaces

Comme nous l'avons vu dans la leçon 1, les plantes vivaces sont organisées pour se perpétuer dans des parties souterraines à l'abri des intempéries de l'hiver. Elles ont donc des racines adaptées.



    • Le rhizome :




Le rhizome est une tige souterraine sans chlorophylle dont les feuilles forment des écailles faisant naître ça et là de nouvelles pousses.
Exemple : l'ortie dioïque.



    • Les bulbes.




Le bulbe est un organe souterrain contenant des réserves alimentaires. Il peut aussi se diviser avant de donner naissance à de nouvelles pousses.
Exemple : la jonquille, la tulipe,...



    • Les stolons :




Un stolon est une tige rampante, dont l'extrémité produit un bourgeon s'enracinant, qui devient à son tour reproducteur.
Exemple : le fraisier, la renoncule (ou bouton d'or).



    • Les tubercules




Ce sont des renflements des tiges souterraines.
Exemple : la pomme de terre.



    • Les racines fasciculées ou en faisceaux.




Ce sont des racines gonflées de fécule.
Exemple : le dahlia.


    • Les racines pivotantes




Exemple : le pissenlit, le dent-de-lion.

4 La reproduction végétale asexuée

Les plantes ont des moyens extrêmement variés de se reproduire.
Les racines des plantes vivaces que nous venons de voir permettent aux plantes de se multiplier. Mais il existe d'autres moyens de reproduction asexuée dont certains font intervenir l'homme :


  • Le bouturage : segment de rameau coupé prenant racine.
  • Le marcottage : tiges rampantes prenant racine.
  • Le greffage : partie d'une plante insérée dans une autre plante (on connaît la greffe des arbres fruitiers mais on peut aussi greffer des oignons; c'est le cas des iris où il est possible de couper deux moitiés de bulbe, les resserrer entre eux et faire naître ainsi une nouvelle fleur).
  • Le drageonnage : racines s'étendant autour de la plante mère et donnant d'autres tiges. C'est en fait tous les cas vus au paragraphe précédent avec les plantes vivaces.
La reproduction asexuée ne permet pas le rapprochement de différents ADN (sauf pour le greffage) en conséquence la nouvelle plante reste identique à la précédente.

5 La dénomination des plantes (première partie)

Historiquement, le nom des plantes a été attribué en fonction des propriétés médicinales (le pissenlit est diurétique),de leur forme (le dent de lion, autre nom du pissenlit, a une forme de feuille très découpée),de leurs caractéristiques diverses, avec parfois un certain humour (les ruines de Rome poussent dans les murs, les gants de Notre Dame pour la digitale ont la forme de doigts). Mais tous ces noms folkloriques plus ou moins poétiques dépendent aussi des régions, des pays, des langues et n'ont aucune logique entre eux. Au XVIII siècle, période du développement des sciences, le naturaliste suédois Charles Linné (Carl von Linné) a proposé une classification générale de tous les êtres vivants (animaux et végétaux) . Il a montré qu'il suffisait de 3 noms -la famille, le genre et l'espèce- pour caractériser un sujet dans tout le monde vivant. Le nom de famille est optionnel puisque les noms de genre sont tous uniques. Les noms d'espèce ne le sont pas, puisqu'en général il s'agit d'un adjectif décrivant l'espèce dans le genre. Ces trois noms sont choisis en latin, langue universelle à l'époque. On notera que ce vocabulaire ressemble parfois à du latin de cuisine, mais il a l'avantage de nommer toutes les plantes connues; certaines d'ailleurs, assez rares ne sont répertoriées que par un nom latin.
Linné a basé sa classification principalement d'après les fleurs (nombre de pétales, étamines,...); d'autres chercheurs ont essayé de proposer une classification basée plutôt sur les feuilles. Actuellement, la tendance est d'affiner la classification proposée par Linné en tenant compte de l'évolution des fleurs.

6 La famille des papavéracées (le coquelicot, les pavots,...)

Cette famille rassemble les plantes dont les feuilles sont simples, alternes et découpées, leurs fleurs sont à pétales séparés et caducs, le fruit est en forme de capsule. En général, les fleurs présentent des pétales chiffonnées dans un compartiment avant de s'ouvrir. C'est la famille qui comprend le coquelicot, le pavot - qui a donné son nom à la famille -, mais aussi la chélidoine. Cette dernière est tout à fait intéressante, vous l'avez déjà certainement vue dans les anfractuosités des murs, elle a de grandes feuilles très découpées, de petites fleurs jaunes et surtout un suc orangé très caractéristique lorsqu'on détache une feuille (attention de ne pas ingérer ce suc très toxique ! ). On l'appelle aussi herbe-à-verrues car sa sève est utilisée pour brûler les verrues et les cors aux pieds. Beaucoup de pommades sont élaborées à partir de cette plante, sous forme de concentré.

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Le coquelicot

La fumeterre
</BLOCKQUOTE>

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MessageSujet: Re: Apprendre la botanique: en 10 leçons   Mer 15 Oct - 1:07

Leçon 5

1 Introduction

Vous avez dû acquérir maintenant les bons réflexes pour observer les plantes et les fleurs. Nous vous proposons de terminer par les feuilles en vous suggérant les questions essentielles à vous poser. Nous nous attarderons ensuite plus longuement sur la reproduction sexuée des plantes, question fondamentale de la survie des fleurs et des fruits.

2 Apprendre à regarder une feuille pour la décrire

L'examen d'une feuille isolée ne permet pas de decrir l'organisation du feuillage. Beaucoup de plantes n'ont pas les mêmes feuilles à la base et tout au long de la tige (pensez simplement à la dimension), mais aussi à la forme générale.
Exemple : la campanule à feuilles rondes.
Au départ il est important de regarder la structure en général.
Y a-t-il des feuilles différentes sur la plante ? Quelles zones pouvez-vous délimiter ?
Les feuilles sont elles urticantes ou piquantes (noter que vous ne risquez pas grand chose de toucher une plante, même une ortie ou une plante carnivore.
Sont elles douces, duveteuses, poilues, collantes ?
Les feuilles sont elles simples ou composées ?
Sont-elles entières, dentées, lobées ?
Les nervures sont elles très visibles ? d'une couleur particulière ?
Les deux faces des feuilles sont elles différentes ?
Les feuilles ont-elles des taches ou des dessins ? (exemple : le trèfle a des cheverons blancs ou des points noirs)
Les feuilles sont elles en rosettes, verticillées, alternes, opposées ? Comment est le pétiole (couleur, forme,...). Sont elles sessiles ?
Sont-elles embrassantes, engainantes ? S'agit-il d'un monocotylédone ou d'un dicotylédone ?

3 La reproduction végétale sexuée

La reproduction sexuée est le cas le plus commun , même si certaines plantes ont développé d' autres moyens de reproduction, comme le fraisier qui ne peut pratiquement plus se reproduire par les graines.
Ce type de reproduction permet non seulement la meilleur adaptation à l'environnement , mais assure une descendance différente du sujet parent , ceci à la condition expresse qu'il n'y ait pas autofécondation.
La reproduction sexuée est identique pour les gymnospermes et les angiospermes.
Quatre étapes sont à distinguer :




      1. l'élaboration de l'ovule et du pollen
      2. la fécondation
      3. la fructification
      4. la dissémination des fruits.


Les phases 1 et 3 font partie de la pousse normale de la plante. Mais les phases 2 et 4 sont souvent très originales et font appel à d'autres facteurs. Nous allons les détailler ci-dessous.

3.1 La fécondation

Le principal problème de la fécondation est le transport du pollen vers les ovules (sachant que la nature rejette dans la mesure du possible l'autofécondation) La nature va donc utiliser tous les moyens mis à sa disposition comme le vent, l'eau, les insectes.
Chez les graminées le pollen, qui est produit en grande quantité, est emporté par le vent; c'est lui qui provoque le "rhume des foins". Comme nous l'avons déjà vu, leurs fleurs n'ont pas de corolle (donc ni couleur, ni parfum) et n'ont pas besoin d'attirer les insectes.
Pour les gymnospermes, le transport du pollen (qui se trouve sur des axes chargés d'étamines serrées) se réalise aussi grâce au vent qui l'emporte vers les pommes de pin qui le retiennent afin qu'il se dépose directement sur les graines.
Vous avez remarqué comme certaines plantes sont odorantes et ont des couleurs vives ! Le but est d'attirer par tous les moyens abeilles ou papillons qui vont transporter (malgré eux) le pollen. Ceux-ci, attirés par le nectar, le parfum et la couleur de la corolle, mettent les pattes dans le pollen qui s'accroche à leurs poils. Les sacs de pollen accrochés aux étamines sont très accessibles et en allant de fleur en fleur, les insectes déposent celui-ci sur le pistil, souvent un peu gluant qui le retient. Des phénomènes chimiques vont ensuite trier le pollen avant d'accepter les grains qui doivent pénétrer dans l'ovule.
Les abeilles sont les insectes les plus communs ainsi que les bourdons ou les guêpes mais certaines plantes, en particulier celles dont les fleurs sont vertes ou brunes, en attirent d'autres ainsi l'arum est fécondé par des moucherons qui sont emprisonnés dans la fleur puis libérés après s'être frottés contre le pollen.
L'euphorbe est fécondé par des fourmis.
Le chardon champêtre, ou cardère, est également intéressant car il utilise un papillon de nuit appelé Zygène qui est attiré par sa couleur violette ainsi que certaines mouches qui pondent leurs oeufs dans le capitule en échange d'un transport de pollen.

3.2 La dissémination des fruits pour la reproduction.

Cette phase constitue également un problème pour les végétaux; en effet, pour se reproduire au mieux, une plante à intérêt à disséminer ses graines le plus loin possible. D'abord pour ne pas être gênée elle-même et ensuite pour s'étendre sur une surface la plus grande possible.
Là aussi, tous les moyens les plus extraordinaires sont mis en oeuvre par la nature.
La dissémination par le vent est la plus courante. Certains fruits ont des aigrettes qui sont des touffes de poils en forme de pinceau permettant le transport par le vent. Exemple : pratiquement toutes les composées et notamment le pissenlit.
Nous avons tous déjà soufflé sur les boules blanches des pissenlits. Eh bien vous faites exactement ce que le pissenlit attendait de vous ! Certains arbres développent des sortes de petites feuilles aux formes diverses mais très efficaces comme le tilleul, le fresne.
Mais, vous êtes vous déjà demandé pourquoi ces délicieux fruits que sont les pommes, les poires, existaient sur terre ? Existent-ils juste pour qu'on les mange ? Eh bien oui. C'est un des moyens de dissémination des graines. Ces fruits charnus sont mangés par les mammifères qui rejettent ensuite les graines non digérées ailleurs dans la nature. Leurs belles couleurs sont aussi là pour attirer les animaux.
D'autres fleurs ont mis au point de véritables catapultes qui permettent d'éjecter les graines au loin. Dans le cas des impatiences, les fruits murs s'ouvrent soudainement en s'entortillant sur lui même au moindre effleurement, et en projetant les graines jusqu'à 2 mètres. Curieusement , un synonyme de cette plante est "ne me touchez pas".
Le chou marin a des graines qui peuvent être emportées par la mer et y vivre plusieurs jours avant d'être déposées sur une plage et y prendre racine.
Certaines plantes ont développées sur leurs fruits de petits crochets qui se prennent dans le pelage des animaux. Vous connaissez le gaillet grateron ? c'est cette mauvaise herbe qui colle et qui vous laisse une multitude de petites boules à poils sur les pulls ? Et bien en retirant ces boules quelques mètres plus loin, vous faite exactement ce qu'elle attendait de vous !

4 La classification du monde vivant (deuxième partie)

Nous avons vu précédemment que de manière simplifiée, le monde vivant était divisé ainsi :



REGNE
EMBRANCHEMENT
CLASSE
FAMILLES
règne animal
.../...
règne végétal<table width="100%" border=0><tr><td width="41%">Gymnospermes</TD>
<td width="33%"></TD>
<td width="26%"></TD></TR>
<tr><td width="41%">Angiospermes</TD>
<td width="33%">Monocotylédones</TD>
<td width="26%"></TD></TR>
<tr><td width="41%"></TD>
<td width="33%">Dicotylédones</TD>
<td width="26%"></TD></TR></TABLE>
Cette première séparation n'intervient pas dans le nom donné à une plante.
Les classes sont ensuite divisées en familles. Nous avons déjà vu les astéracées (asteraceae), les papilionacées (papilionaceae), les papavéracées (papaveraceae).
Le nom de famille est souvent un dérivé du nom de l'espèce la plus représentative (papaveraceae vient de pavot, asteraceae vient de aster,) ou d'un mot décrivant une caractéristique (papilionaceae vient de papillon, polygonaceae vient de polygone à cause de la forme des graines, labiaceae vient de lèvre à cause de la forme des fleurs).
Dans le règne végétal, le nom des familles se termine toujours par "aceae" ce qui donne en général "acées" en français, sauf pour les graminées (graminaceae) et composées (compositae) mais ces familles ont été renommées en apiaceae et asteraceae. On peut noter que pour les animaux, les familles se terminent toutes par "idae"
. Exemple : les bovidés (bovidae).
Certaines familles trop importantes sont divisées en sous-familles bien que le nom de la sous-famille n'entre pas dans le nom complet de l'espèce : c'est le cas des papilionaceae. Le nom se termine alors par "oideae" en botanique et par "inae" en zoologie.
Parfois, au contraire, certaines familles sont regroupées entre elles; ce niveau supplémentaire est appelé un ordre : nous avons l'ordre des conifères qui comprend entre autre la famille des pinacées (pinaceae).
Les familles sont ensuite divisées en genres. Là aussi le nom donné au genre dérive souvent de l'espèce la plus représentative (papaver vient de pavot) ou d'une description latine (trifolium signifie trois feuilles d'où le nom du trèfle).
Les genres sont enfin divisés en espèces. Le nom de l'espèce est souvent un adjectif définissant la plante dans son genre (Exemple : repens = rampant, vulgaris = commun, officinalis = officinal, rhoeas = rouge, nigrum = noir).
Les espèces sont parfois divisées ensuite en sous-espèces (ou catégories inféodées), en variétés, ou en cultivars pour les plantes cultivées ayant subi des greffes. Il suffit par exemple de penser à la multitudes de pommes ou de roses qui existent. Cela explique pourquoi il y a 450.000 plantes différentes dans le monde et 300.000 espèces.

5 La famille des papilionacées ou légumineuses (le trèfle, la violette,...)

Commençons par une précision: la famille des papilionacées n'existe plus officiellement depuis près de 20 ans bien que ce soit une des familles les plus connues. Cette suppression a une explication :
Il existait 3 familles : les papilionacées, les césalpiniées, et les mimasées qui ont été réunies entre elles sous l'appellation de "léguminosacées"; or cet arrangement ne correspondait plus aux règles de classement que nous venons de voir. On a donc décidé de créer une famille appelée "fabacées" ou "légumineuses" (fabaceae) divisée en 3 sous familles : caesalpinioideae, mimosoideae et leguminosoideae (notez le suffixe en "oideae"). Comme nous le verrons plus loin, les noms de sous-familles n'interviennent pas dans le nom de la plante alors que le nom de famille est présent.
Il est inutile de savoir tout cela dans le détail mais simplement de retenir trois choses :




      1. La botanique n'est pas une science figée et immortelle mais continue à évoluer.
      2. Le mot papilionacée reste un synonymes courant de la famille des légumineuses. Il fait référence à la forme de la fleur alors que l'autre fait référence au fruit.
      3. Les braves fonctionnaires du comité botanique détestent tellement les choses qui n'entrent pas dans une règles qu'ils n'hésitent pas à changer des mots traditionnels qui existent depuis des siècles !


La famille des papilionacées (papilionaceae en latin) est caractérisée par des fleurs à la forme très particulière, à symétrie bilatérale, appelée corolle papilionacée.
Les fleurs ont 10 étamines dont 9 soudées. L'ovaire se transforme en gousse.
Cette famille est vaste et comprend des fleurs aussi diverses que le genêt, le cytise, la glycine, la vesce, le soja, le haricot, le pois, la lentille, la luzerne, le trèfle, etc. Presque tous les légumes secs appartiennent à cette famille (d'où leur nom) : haricot, pois, lentille. La gousse est l'ovaire et le petit pois l'ovule.
Notons que le résultat de la fécondation de l'ovaire chez les angiospermes s'appelle toujours un fruit, et que ce fruit prend le nom de gousse dans le cas des légumineuses : c'est la caractéristique de cette famille que de donner des fruits secs, allongés et formés de deux valves) et qu'on appelle communément légume.

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Le trèfle rampant

Le trèfle des prés

Le lotier corniculé

L'ajonc

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MessageSujet: Re: Apprendre la botanique: en 10 leçons   Mer 15 Oct - 1:08

Leçon 6

1 Introduction

Nous terminons le vocabulaire de base avec les plantes à fruits, en analysant plus particulièrement les échanges entre la plante et son milieu extérieur

2 Structure générale et vocabulaire de base des fruits

Le fruit est l'organe contenant les graines: il provient de l'ovaire de la fleur fécondée par le pollen et n'existe que chez les angiospermes Chez les gymnospermes, les graines sont à l'air libre.
Les différentes formes de disséminations des graines ont engendré une grande variété de fruits.
La graine provient du développement d'un ovule: le fruit provient du développement d'organes entourant les ovules, c'est-à-dire, selon les plantes,


  • de l'ovaire seul; exemple : la cerise.
  • de l'ovaire et du réceptacle ; exemple : la pomme.
  • du réceptacle seul ; exemple : la fraise, la figue.
  • d'un groupe de plusieurs ovules ; exemple : mûre, framboise.
  • des bractée ;exemple :l'ananas.
On distingue plusieurs types de fruits :


  • des fruits charnus portant :

    • les baies, contenant une ou plusieurs graines appelées pépins non enfermées dans un noyau. exemple : la myrtille, la pomme (eh oui, la pomme est une baie !).
    • des drupes, renfermant une graine protégée par un noyau (appelée amande en botanique). Ceux sont les fruits à noyau. exemple : la pêche, l'abricot.

  • les fruits secs appelés à s'ouvrir pour libérer les graines avec :

    • - les gousses des légumineuses (appelées légumes)* exemple : le petit pois, la lentille, le haricot, le trèfle.
    • - les siliques des crucifères. exemple : la monnaie du pape (nom populaire de la lunaire).
    • - les capsules des papavéracées. exemple : le pavot, le coquelicot, la chélidoine.

  • les fruits secs destinés à quitter entièrement la plante mère avec des akènes plus ou moins ailés :
    exemple : le pissenlit, le tilleul, l'orme, l'érable, le frêne.
* Attention : Revenons un moment sur le mot légume, car ce nom n'est pas normalement utilisé en botanique.
La définition du Larousse est la suivante : "Plante potagère dont les graines, les feuilles, les tiges ou les racines entrent dans l'alimentation" mais il ajoute "bot. : Synonyme de gousse". Cet ajout est vrai pour les légumes secs, pas pour les autres.
Vous trouverez toujours des puristes qui vous démontrerons par a+b que la tomate est un fruit et pas un légume. De toute façon tous les légumes sont des fruits. Pour le reste, faites comme vous voulez, ça ne vaut pas la peine de se battre.

3 La dénomination des plantes (deuxième partie)

Rappelons que le nom d'une plante est composé de la famille + le genre + l'espèce ; le tout en latin. Le nom de la famille est optionnel car les noms de genre sont uniques. Ces derniers sont souvent dérivés de l'espèce la plus représentative du genre. Le nom d'espèce est un qualificatif pour distinguer les plantes dans le genre.
Suivant ces règles nous pouvons analyser les noms suivants :

<BLOCKQUOTE>
Papaveraceae Papaver rhoeas => le pavot rouge =>le coquelicot.
Papaveraceae Papaver somniferium =>le pavot somnifère => le pavot (celui qu'on fume ! rappelez-vous "somniferium" !).
Labiatae Lavandula officinalis => la lavande officinale (c'est la lavande habituelle).
Papilionaceae Trifolium repens => le trèfle rampant (c'est le trèfle blanc). Trèfle vient de trifolium qui signifie trois feuilles en latin.
</BLOCKQUOTE>
Pour beaucoup de plantes, il est conseillé de garder le nom de l'espèce en français. En effet, nous venons justement de voir que le nom de lavande n'était pas suffisant. Il en est de même pour la violette, la véronique, la renoncule. On devrait toujours dire : la violette odorante, la violette de rivin, la renoncule bulbeuse, la véronique de perse, la véronique petit chêne,...

4 Les échanges entre la plante et le milieu extérieur

Les racines puisent dans le sol les solutions hydriques (eau) à base de NPK (azote, phosphore et potassium), contenues dans le sol. Les légumineuses hébergent dans les nodosités de leurs racines des bactéries qui fixent directement l'azote de l'air. La plante a aussi besoin de macro-éléments comme le soufre, phosphore, magnésium, fer et calcium et d'oligo-éléments comme le bore, cobalt, cuivre, manganèse, molybdène et zinc.
Mais la plante a aussi besoin, et même en grande quantité, d'éléments organiques (carbone). C'est le rôle de la photosynthèse chez les plantes chlorophylliennes. Grâce à la chlorophylle contenue dans les chloroplastes, les plantes utilisent l'énergie lumineuse venant du soleil pour combiner le gaz carbonique qu'elles absorbent et l'hydrogène apportée par l'eau et former des substances organiques (des sucres en particulier). Elle rejette alors l'oxygène.
Pour les spécialistes : 6 CO2 + 6 H2O -> C6H12O6 (glucose) + 6 O2
A l'inverse de la photosynthèse, la respiration de la plante consiste à absorber de l'oxygène et à rejeter du gaz carbonique pour faire vivre ses cellules, comme tout être vivant. En journée, la photosynthèse l'emporte et la plante fournit de l'oxygène. La nuit c'est l'inverse : la plante fournit du gaz carbonique. Globalement, la plante fournit plus d'oxygène que de gaz carbonique.
Un autre phénomène est la transpiration. Là aussi, comme tous les être vivants, lorsque la température s'élève, la plante lutte contre la chaleur en laissant évaporer la plus grande partie de l'eau puisée dans le sol (on montre en effet en physique que l'évaporation a tendance à diminuer la température). Cette transpiration est loin d'être négligeable. 1 hectare de maïs tire du sol 2800 m3 d'eau par an et n'en gardera que 56m3 soit 2%. Un bouleau restitue 7000 litres d'eau dans l'atmosphère, un chêne 9000.
Tous ces échanges de gaz (carbonique, oxygène, vapeur d'eau) avec l'atmosphère se font par des stomates, situés à la surface des feuilles et constitués de 2 cellules en forme de reins qui ménagent entre elles un orifice par où circulent les gaz. Une feuille de chêne en contient 350.000 et une feuille de tournesol 13.000.000.

5 Importance écologique des plantes

Ce paragraphe ne va rien vous apprendre de nouveau mais il résume des données qui ont déjà été introduites précédemment.
Nous venons de voir que les plantes absorbent le gaz carbonique et produisent de l'oxygène; ce phénomène est fondamental pour toute vie animale, or cette dernière fait exactement le contraire : elle consomme de l'oxygène et rejette du gaz carbonique ! La production de gaz carbonique est amplifiée, on le sait, par le chauffage urbain, les véhicules, les usines..., d'ou l'importance primordiale des forêts.
Certaines plantes sont nécessaire à la régénération du sol. Nous avons vu par exemple que les légumineuses (trèfle,...) permettaient d'introduire naturellement de l'azote dans les sols grâce aux bactéries vivant sur les racines.
Retenons enfin l'importance des graminées pour la vie et le développement des insectes, des mammifères et des hommes.

6 La famille des renonculacées

Cette famille réunie les herbacées dont les fleurs ont des pétales séparées entre elles et présentent de nombreuses étamines dont l'extrémité est ouverte vers l'extérieur. Elle rassemble toutes les renoncules, boutons d'or, anémones, clématites, hellébore, pivoines, ancolies.

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L'anémone sylvie

La clématite

La renoncule ficaire

Le bouton d'or

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MessageSujet: Re: Apprendre la botanique: en 10 leçons   Mer 15 Oct - 1:13

[b]Leçon 7

1 Introduction

Vous allez à partir de maintenant aborder de plus en plus de thèmes généraux en rapport avec les végétaux. Nous vous proposons l'évolution depuis la création de la terre, l'analyse des sols et l'utilisation traditionnelle des plantes.

2 L'évolution des plantes à travers les époques

La vie a commencé à naître dans l'eau sous forme unicellulaire, il y a environ 4 milliards d'années, l'atmosphère n'avait pas d'oxygène (comme quoi, il est faux de penser qu'il ne peut pas y avoir de vie sans oxygène). Puis des algues bleues ont commencé à fournir de l'oxygène par photosynthèse.
Les plantes ont alors pris racine sur la terre ferme et n'ont cessé d'évoluer depuis cette époque.
A l'origine, il n'y avait que des plantes à feuilles fines comme les conifères, puis les feuilles se sont élargies. Enfin les animaux sont arrivés et, à partir de ce moment, chacun a évolué l'un en fonction de l'autre.
Les fleurs sont apparues, puis se sont développées en utilisant au mieux le règne animal qui lui était une aide précieuse.
Le but de cette évolution est simplement l'efficacité: attirer les insectes utiles à la fécondation puis les animaux utiles à la dissémination des graines mais également pouvoir se défendre contre les prédateurs. On constate que les fleurs les plus complexes sont apparues les dernières : exemple les fleurs à symétrie bilatérale, comme les papilionacées, sont les plus récentes.
Les graminées sont les dernières plantes à être apparues sur la terre; leur caractéristiques principale étant que plus elles sont coupées (mangées par les animaux), plus elles sont vigoureuses.
Le plantain a pour originalité de supporter très bien le piétinement.
Il est intéressant de souligner que s'il n'y avait pas d'animaux, il n'y aurait donc jamais eu de fleurs, ni de fruits charnus, ni d'herbes. Il n'y aurait pas non plus d'épines, de poils, d'éléments toxiques et mortels. Les végétaux seraient très différents.
L'apparition de l'homme est encore trop récente pour avoir eu véritablement une conséquence sur les formes des plantes, hormis les plantes greffées et évidemment les trans-géniques. Par contre, elle a déjà complètement changé la répartition des végétaux: en effet, des milieux n'existaient pas avant et concentrent maintenant des flores particulières. C'est le cas des terrains vagues, des ruines, des murs, des bords de routes. Il y a seulement 1000 ans, l'Europe était majoritairement recouverte de forêts presque impénétrables. A la place des forets disparues, les fleurs se sont développées.

3 Quelques caractéristiques des différents milieux

L'Europe occidentale présente une grande variété de paysages, chacun a ses caractéristiques et donc les plantes qui lui sont propres. Les principaux paysages sont :



    • le littoral,
    • les plages de sable,
    • les côtes rocheuses et falaises,
    • les vasières et estuaires,
    • les cours d'eau,
    • les lacs, étangs et marais,
    • les forêts de feuillus et forêts de conifères,
    • les landes, maquis et garrigues,
    • les prairies, champs et bocages,
    • les montagnes,
    • les villes et les jardins.

Nous allons en étudier quelques uns.
Il ne faut pas perdre de vue que ces zones sont rarement séparées par des limites précises ; la transition s'effectue progressivement.
De plus, l'aspect et la structure des milieux naturels ou transformés par l'homme évoluent sans cesse ; un étang délaissé sera bientôt envahi par la végétation, et la nappe d'eau libre finira par disparaître. En quelques décennies, une plantation de peupliers ou d'épicéas change profondément de sorte que les animaux et les plantes qui l'habitent ne sont plus les mêmes qu'au départ.

le littoral

Il est plus humide que l'intérieur des terres, surtout dans l'ouest où les vents dominants viennent de la mer.

Les plages de sable

Les dunes sont dues à l'accumulation du sable soufflé par le vent. Ce sable qui ne retient pas l'humidité, est imprégné de sel et constamment agité. C'est pourquoi rares sont les plantes capables de s'adapter à ces conditions instables (Exemple l'oyat). Les dépressions entre les dunes peuvent être très humides si l'eau de pluie s'y accumule. Cela explique la présence de quelques plantes comme le chardon bleu et une euphorbe.
Les dunes ne cessent de s'agrandir du coté tourné vers la mer, alors que sur l'autre versant, la végétation tend à les stabiliser. La pluie dissout le sel et les débris de coquillages, laissant un sable propre, plutôt acide, où peut se développer une lande dominée par la bruyère qui, finalement, sera remplacée par des broussailles.

Les forêts

Les forêts représentent 80% de la matière végétale du globe et jouent un rôle déterminant dans les grands équilibres biologiques.
Sur le plan géographique elles couvrent tous les continents :
[center]
Son existence dépend de deux paramètres essentiels pour les arbres :





        1. Une température supérieure à 10°C pendant au moins un mois dans l'année.
        2. Des pluies supérieures à 500 mm par an.



On distingue quatre grands types de forêts :

La forêt boréale ou taïga.

Elle couvre les régions froides s'étendant entre 50° et 60° de latitude nord. assez pauvre, on ne recense que quatre genres de conifères (l'épicéa de Scandinavie, le mélèze de Sibérie, le pin en Amérique du Nord et le sapin) et deux feuillus (le bouleau et le saule).

La forêt tempérée.

La forêt tempérée associe les arbres à feuilles caduques et les résineux à feuilles persistantes. En France, 64% du territoire est couvert de feuillus avec en position dominante le chêne pédonculé et le chêne rouvre puis le hêtre.

La forêt méditerranéenne.

On y trouve principalement des conifères du genre pinus (pin maritime, pin parasol, pin d'Alep) et des feuillus qui conservent leurs feuilles toute l'année (sempervirents) et qui regroupent les chênes lièges, chênes verts, lauriers,...

La forêt tropicale

Grâce à un climat chaud et humide, on peut y observer une très grande quantité d'espèces (de 2000 à 3000 selon les régions). La surexploitation de la forêt amazonienne qui couvre actuellement 500 millions d'hectares, entraîne un recul de celle-ci de l'ordre de 10 millions d'hectares par an soit la superficie du bois de Boulogne (à Paris) toutes les demi-heures.

4 L'utilisation traditionnelle des plantes

L'objectif de ce paragraphe est simplement de vous montrer par un certain nombre d'exemples et d'anecdotes, la diversité que l'on a fait de l'utilisation des plantes. Avant l'ère industrielle, du plastique et des produits pas chers, il fallait se débrouiller avec ce qu'on avait sous la main : les végétaux.
Nous ne parlerons pas ici des utilisations médicinales et culinaires auxquelles des chapitres particuliers sont consacrés.
Saviez-vous que l'ortie dioïque (la grande ortie urticante !) est l'une des plus anciennes plantes textiles. Ses fibres ont longtemps servi à fabriquer des cordes, des filets et des tissus ?
La tête épineuse de la cardère ou cabaret des oiseux (ce que l'on a souvent tendance à appeler des chardons) était utilisée pour le cardage, c'est à dire pour démêler les fibres textiles de la laine.
Une multitude de plantes servaient comme colorant. C'est le cas du genêt des teinturiers comme son nom l'indique.

5 La famille des labiacées ou labiées

Cette famille regroupes les plantes dicotylédones à tige quadrangulaire, à fleurs présentant 4 étamines et une symétrie bilatérale : les pétales ressemblent à deux lèvres, d'ou le nom de Labiacée.(labium signifie en effet lèvre en latin). Les fleurs sont souvent très parfumées.
On trouve dans cette famille les lamiers, la sauge, la menthe, la lavande, le thym, le romarin.

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Essayer, lors de vos promenades de découvrir un lamier, blanc, pourpre ou jaune, ils ressemblent énormément à des orties mais ne piquent pas et ont des fleurs (les orties dioïques n'en ont pas). Pour le lamier pourpre, les feuilles sont aussi un peu pourpre dans les bouts. Ce sont des plantes très courantes sauf en région méditerranéenne. Elles aiment bien les terres fertiles et plutôt humides.
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Le bugle rampant

Le lierre terrestre

Le lamier rouge

La lavande

Le lamier jaune

La menthe à longues feuilles

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MessageSujet: Re: Apprendre la botanique: en 10 leçons   Mer 15 Oct - 1:17

Leçon 8
Les arbres
L'arbre a toujours été un symbole culturel majeur : l'arbre de la connaissance du Paradis terrestre, l'arbre de la liberté à la révolution... Certaines entreprises l'utilisent dans leur logo.

Vocabulaire

Le houppier est l'ensemble des ramifications qui compose la cime des arbres.

L'écorce est la partie externe. Dans la partie profonde de l'écorce, il y a production d'une couche de cellules, le liber, qui permet des échanges entre les feuilles et les racines par des tubes assurant la conduction de la sève. La sève monte des racines. Son ascension s'effectue par succion au niveau des feuilles.
L'aubier : dernières couches annuelles du bois constituées de cellules encore vivantes et donc de teinte plus claire que le coeur.
Cerne : quantité de matière produit pendant une période de végétation. La dendrochronologie est la science qui étudie la variation d'épaisseur des anneaux de croissance des arbres, pour en déduire leur age et le climat à chaque époque. Elle a été mise au point à l'université de Tucson en Arizona en 1937 par Douglas.
Un taillis est un peuplement d'arbres coupés au niveau du sol et dont les bourgeons de souche ont rejeté un ensemble de nouvelles tiges.

Composition

La lignine est le principal constituant du bois ; elle représente 20 à 30% du carbone de la biomasse végétale et contribue à la qualité du bois.
Le bois est formé de longues cellules mortes, aux parois latérales durcies par la lignine, matière incrustée dans la cellulose. Les plus anciennes fibres, internes, dures et plus foncées constituent le coeur. L'aubier est la partie vivante du tronc. La zone extérieure, écorce et aubier, n'a pas la résistance nécessaire pour l'exploitation.

Entretien

La sylviculture est l'art d'entretenir et d'exploiter les forêts.
Les feuilles ne produisent plus de glucides lorsque la lumière qu'elles reçoivent devient insuffisante. C'est pourquoi elles meurent lorsqu'elles sont en sous-bois. Les branches qui les portaient cessent alors de croître en épaisseur, puis s'élaguent le plus souvent naturellement.
En revanche, les arbres isolés ou plantés en larges espacements croissent plus vite que ceux des peuplements serrés, et gardent des feuilles sur leurs branches basses, qui ne s'élaguent pas spontanément ou très mal.
Or, l'absence d'élagage, ou un élagage trop tardif, conduit à la production de troncs dépréciés, fortement coniques, sur lesquels apparaissent des nœuds plus ou moins gros, voire des nœuds noirs et non adhérents. C'est pourquoi les sylviculteurs élaguent les arbres de plus en plus fréquemment.
Au Japon, certains peuplements de sugi, ou cèdres du Japon (Cryptomerias japonica), sont élagués traditionnellement depuis plusieurs siècles. Ils fournissent des poteaux totalement cylindriques, lisses, dépourvus de nœuds, sans creux ni bosses, destinés à la décoration traditionnelle des alcôves.
La mise en lumière des tiges de certaines essences forestières, en particulier les chênes, peut entraîner, sous le houppier et sur une partie plus ou moins importante du tronc auparavant sans branches, l'apparition de gourmandes, fines branches inutiles à l'arbre, mais qui consomment sa sève.
Les tailles
Les branches des arbres sont coupées selon une forme précise. On distingue :


  • les tailles de formation, pratiquées sur les jeunes arbres au moment de leur plantation ;
  • les tailles d'entretien, pratiquées sur des arbres adultes ;
  • les tailles de restructuration, pratiquées sur des arbres en ville ;
  • les tailles ornementales, qui, répétées au même endroit sur certains arbres, notamment les platanes et les marronniers, conduisent à l'édification de moignons de recépage parfois appelés "têtes de chat" ;
  • les tailles fruitières, qui favorisent la mise à fruits et la production ;
  • les tailles de rajeunissement, qui redonnent une certaine vigueur aux arbres âgés ou provoquent l'apparition de rameaux capables de s'enraciner facilement.

Industrie

Les arbres constituent 80% de la masse végétale du globe et ont représenté pendant des millénaires (jusqu'au XVIIIième siècle) l'essentiel de l'énergie consommée par l'homme et ont servi principalement à la construction (bâtiments, navires, machines). Ils ne représentent actuellement que 3% des échanges mondiaux.
On distingue trois types de bois :


  1. les bois blancs (sapin, peuplier, tremble, bouleau,...) : non colorés et tendres, en général des conifères mais pas uniquement.
  2. les bois rouges (pin sylvestre, pin maritime, sapin de Douglas,...) dont la pâte à papier doit être blanchie chimiquement avant utilisation.
  3. Les bois durs (hêtre, châtaignier, chêne,...). En général des feuillus mais pas uniquement. Beaucoup utilisés en menuiserie et ébénisterie.

2 Apprendre à reconnaître un terrain en fonction des plantes qui y poussent
A chaque terrain correspond une couverture végétale spécifique. Toutefois, le développement des essences est aussi fonction des conditions climatiques.
Un biotope est une zone géographique correspondant à un groupe d'êtres vivants (animaux et végétaux) soumis à des conditions constantes ou cycliques. Un biotope n'occupe jamais un espace étendu.
L'étude d'un biotope doit nécessairement prendre en compte les paramètres suivants :



    • nature du terrain,
    • température relative,
    • durée de l'ensoleillement,
    • humidité,...

Dans un premier temps, nous ne nous intéresserons qu'aux régions françaises.
Vous constaterez que certaines plantes se retrouvent un peu partout, quelque soit les caractéristiques du sol. C'est notamment le cas du pissenlit et de la pâquerette, mais surtout les graminées communément appelées herbes qui donnent à nos paysages cette uniformité verdoyante. La plante la plus répandue en France est le pâturin des près.
Mais la plupart des plantes ne prospèrent que dans un milieu spécifique. La nature du terrain détermine sa composition chimique. Les principales caractéristiques chimiques sont :



    • les terrains acides,
    • les terrains calcaires (un sol calcaire est basique c'est à dire non acide),
    • les terrains siliceux,
    • les principales caractéristiques liées à l'humidité (caillouteux ou sablonneux qui ne retiennent pas l'eau, argileux qui sont imperméables, formés d'humus qui restent constamment humides,...)
    • ...

Sans s'attarder, il faut savoir que l'intensité de la lumière joue un rôle significatif. Ainsi, les fougères ne prospèrent que dans des zones d'ombres ou de sous-bois. D'autres ne vivent que si la luminosité est intense : exemple le coquelicot, la tomate, le tournesol, la lavande.
La durée de la luminosité est tout aussi importante que l'intensité : c'est ce qu'on appelle le photopériodisme. Le chanvre et le houblon fleurissent mieux quand la durée du jour est courte. Inversement, d'autres fleurissent lorsque les jours sont plus longs, ce sont les héméropériodiques (plantes de jours longs) comme les céréales, les betteraves,...

L'acidité du sol

Un sol acide est un sol non calcaire et souvent pauvre. C'est sur ce type de terrains que l'on retrouve le bouleau, le sapin, la bruyère, les fougères,... Toutefois de nombreux conifères peuvent prospérer sur un sol basique mais progressivement ils appauvrissent le terrain en l'acidifiant. L'exploitation forestière du douglas (originaire des états d'Amériques), selon des méthodes productivistes, ont dégradé fortement certains sols qui accueillaient autrefois des feuillus.

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en particulier... Les tourbières

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Les tourbières qui couvrent une faible superficie en Europe occidentale et qui sont en voie de régression à cause du drainage, constituent un sol très pauvre et très acide issu de la décomposition et de la fossilisation des sphaignes et des carex. Elles sont riches en carbone (60%) mais très pauvres en azote.
Ce biotope accueille une végétation très particulière telle la drosera ou la grassette (plantes carnivores qui, à défaut de trouver l'azote nécessaire dans le sol, se pourvoient en capturant et en ingérant des insectes).

Lac de Lispach (88) dans les Vosges
La teneur en calcaire


Une grande partie de la France est calcaire. Le terrain calcaire permet le développement des plantes calcicoles (chêne liège, pin maritime, acacia) tandis qu'un terrain pauvre en calcaire voit le développement des plantes calcifuges (pin d'Alep, chêne hermès, châtaignier).
Parfois, vous pourrez observer conjointement des acacias et des châtaigniers mais cela reste exceptionnel.

Château (71) en Bourgogne
La terre végétale

Il s'agit de la strate issue de la décomposition de végétaux par les micro-organismes, et des déchets organiques. Les forêts de feuillus ont développé ainsi des sols épais et équilibrés en éléments nutritifs appelé humus.

L'humidité

Les prairies humides proches des rivières ont un sol fertile, engraissé par les alluvions, et par conséquent une flore riche et dense. Toutefois, l'excès d'humidité peut entraîner la prolifération de plantes comme les renoncules (toxiques) ou des plantes spécifiques (joncs, oseilles, carex)

3 Les plantes en parfumerie

[justify]De tout temps, les fleurs ont été utilisées en parfumerie. Certaines ont un parfum très fort comme la violette odorante (c'est comme cela que vous la reconnaîtrez), le jasmin, la lavande,...

4 La famille des rosacées (les roses, le fraisier, la pimprenelle... mais aussi le merisier, l'aubépine, le pommier,...)

Plantes dicotylédones, angiospermes, dialypétales (c'est à dire à pétales distinctes, séparées), à fleurs à symétrie radiales, nombreuses étamines, souvent pourvues d'un double calice. La famille des rosacées comprend la rose et l'églantier, l'aubépine, et la plupart des arbres fruitiers d'Europe : prunier, pêcher, cerisier et merisier, pommier, poirier,...

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Le fraisier des bois

Le prunellier

La ronce

Le prunier

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MessageSujet: Re: Apprendre la botanique: en 10 leçons   Mer 15 Oct - 1:19

oh delich je trouve q tu t'interesse à boco de chose hors l'architecte

c bien

merciiiiiiiii
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MessageSujet: Re: Apprendre la botanique: en 10 leçons   Mer 15 Oct - 1:32

Leçon 9
1 Les plantes comestibles
On pourrait dire en boutade que toutes les plantes non toxiques sont comestibles. Cependant l'homme a des caractéristiques propres qui lui permettent de manger certaines plantes et pas d'autres. La liste est différente pour chaque animal.




  • raison physique : nous ne sommes pas fait pour manger du bois (exception : la réglisse), des épines,...
  • raison énergétique : nous sommes omnivores donc nous devons manger des glucides, des lipides et des protéines. L'équilibre est nécessaire à notre développement. La plupart des plantes ne sont formées presque que d'eau et de glucides simples (exception : le soja qui possède des protéines). C'est une des raisons pour lesquelles on se tourne vers les graines ou les fruits qui sont plus riches :

    • les céréales (blé, riz,...) constituées d'amidon (glucide plus complexe),
    • certaines tubercules comme les pommes de terre, le manioc (qui permet de faire le tapioca),
    • les fruits des légumineuses - appelés légumes - (lentilles, haricot,...) constitués de protéines,
    • des oléagineux (tournesol, soja,...).

  • raison de santé : nous avons besoin d'éléments fondamentaux qui sont les vitamines, oligo-éléments,... (bien qu'en quantités infimes). Les fruits et légumes apportent ces éléments bien qu'ils contiennent environ 80% d'eau et ont une valeur calorique très faible.
  • raison de goût : on consomme certaines plantes uniquement pour leur goût bien qu'elles n'aient presque aucune valeur nutritive comme la salade.

Plantes consommées

Sur les 400.000 espèces de plantes, la FAO ("Food and Agriculture Organization" c'est à dire l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture) donne une liste inférieure à 80 végétaux comestibles dont la production est suivie à l'échelon mondiale :


  • 8 céréales (blé, riz, orge, maïs, seigle, avoine, millet, sorgho)
  • 5 racines (pommes de terre, patates douces, manioc, ignames, taros)
  • 8 légumineuses (haricots secs, fèves sèches, pois secs, pois chiches, lentilles, graines de soja, arachides, graines de ricin)
  • 9 oléagineux (tournesol, colza, sésame, lin, carthame, coton à graines, olivier, cocotier, palmier)
  • 17 légumes (choux, artichauts, tomates, choux-fleurs, courges et cucurbitacées, concombres, cornichons, aubergines, poivrons, oignons secs, ail, haricots verts, petits pois, carottes, pastèques, melons, raisins - surtout sous forme de vin - , dattes)
  • 2 plantes à sucre (betterave, canne à sucre)
  • 20 fruits (pommes, poires, pêches, abricots, prunes, avocats, mangues, ananas, bananes, plantains, papayes, fraises, framboises, groseilles, amandes, pistaches, noisettes, anacardes, châtaignes, noix)
  • 6 agrumes (oranges, tangerines, mandarines, clémentines, citrons, pamplemousses)
  • quelques inclassables (cacao, thé, café, houblon)
  • Il en manque un bon nombre dont la production est négligeable à l'échelon mondial : navets, salades, céleri, cerises, kiwis, éleusine et tef (cultivés en Éthiopie),... mais l'ensemble des végétaux utilisés pour la nourriture ne dépasse pas le nombre de 800.

Pourtant, autrefois, les aborigènes d'Australie ou d'Afrique cueillaient déjà environ 1000 plantes sauvages. L'avenir peut donc mener à des découvertes ou des redécouvertes de végétaux comestibles. Cependant le rendement est devenu actuellement le maître mot en terme de production et déjà une quantité de produits ont disparus simplement pour des raisons de conservation ou de coût de la main d'œuvre pour la cueillette :


  • une multitude d'espèces de poires, de pomme (pommes moisson par exemple qui sont délicieuses mais pourrissent au bout de 2 jours)
  • le coing
  • la groseille à maquereau,
  • les orties (voir notre recette de soupe d'ortie),
  • ... /...


la groseille

la prunelle

la pomme moisson

le coing

2 Les plantes Toxiques et médicinales

2.1 Introduction


Les plantes ont pour caractéristique de contenir une molécule complexe ayant un effet sur le corps humain. Ainsi, la digitale contient une substance agissant sur le cœur qui, bien dosée, est utilisée comme médicament (fabrication de la digitaline) mais qui est mortelle autrement et en particulier si l'on mange directement la plante.

Si l'on s'en tient à cette définition, nous tombons vite sur un problème extrêmement complexe. En effet, on peut différencier les plantes de la manière suivante :


  • les tisanes classiques : tilleul, menthe, verveine, camomille,..
  • les plantes très toxiques utilisées par les laboratoires : digitales, aconit napel,...
  • le tabac
  • les drogues : chanvre (cannabis), morphine (pavot),...
  • autres...

Utilisation

La production de plantes a deux débouchés :


  • L'industrie allopathique, constituée des laboratoires pharmaceutiques qui extraient de ces plantes une molécule afin de l'incorporer dans un médicament. Il s'agit principalement du pavot (duquel on extrait la morphine), de la digitale laineuse (digitaline) et de l'ergot de seigle (antimigraineux).
  • La phytothérapie qui consomme la plante telle quelle, c'est-à-dire sans extraction de molécule particulière. Il existe différentes formes de conditionnement comme les tisanes, les poudres, les gélules, les comprimés...

2.2 Phytothérapie et médecine familiale

A titre anecdotique, le diplôme d'État d'Herboristerie fut abrogé en 1941 par le régime de Vichy (art. 59 de la loi du 11 septembre 1941).

Les médecines douces reviennent à la mode et comme pour l'homéopathie, elle est très efficace pour beaucoup de petits maux quotidiens. Cependant il faut être conscient que créer ses propres potions avec des plantes pas très courante n'est pas sans risque (même les tisanes). Il faut absolument demander à un médecin, un pharmacien ou quelqu'un de vraiment sérieux. En effet, les livres vous listent des propriétés mais oublient souvent de vous dire quelle partie de la plante est consommable, quelle proportion, comment la sécher,... De plus, il est important de cueillir des plantes saines dans un lieu sain (surtout pas dans un jardin publique !).

Nous n'allons pas nous étendre sur les plantes médicinales au sens légal du terme mais plutôt sur les plantes utilisées couramment pour les tisanes.

Habituellement les plantes peuvent se consommer des trois manières suivantes :


  1. Infusion : mettre les plantes dans de l'eau bouillante. Retirer l'eau du feu et laisser reposer 5 à 10 minutes avec un couvercle.
  2. Décoction : mettre les plantes dans l'eau froide et faire bouillir l'eau 5 à 10 minutes.
  3. Macération : mettre les plantes dans de l'eau, du vin ou de l'huile pendant plusieurs jours (voir la recette exacte au cas par cas).

Note : le mot tisane est réservé pour les infusions et les décoctions.

Les potions obtenues sont en général bues mais pour certaines plantes, elles peuvent être utilisées en application locale (Exemple : ??)

Le tableau ci-dessous récapitule les tisanes à boire les plus courantes à connaître et leurs propriétés.



Plante
Propriété
Inconvénient
Tilleul Calmant, Sudorifique
Menthe Digestive Excitent (surtout la menthe fraîche)
Camomille Digestive
Thé Diurétique Excitent
D'autres plantes courantes sont utilisées et doivent être connues. Le tableau ci-dessous en récapitule certaine.



Plante
Propriété
Chélidoine Le suc orangé se trouvant dans la tige et les feuilles soigne les verrues. Il faut en mettre régulièrement et il vaut mieux cependant utiliser une pommade (qui en général est à base de chélidoine un peu concentré).
Ortie Très riches en sel minéraux, les soupes d'orties sont excellentes pour la santé (en plus cela épate les invités !).
2.3 Plantes toxiques

Chaque année on estime que X personnes s'empoisonnent. Il est impératif de ne pas s'amuser à "goûter" une fleur ou une plante "pour voir". En général, vous ne risquez pas beaucoup plus qu'une bonne diarrhée mais certaines plantes sont vraiment très toxiques voire mortelle.

L'aconit Napel, par exemple, est une des plantes les plus toxiques d'Europe. La toucher...

2.4 Tabac

La culture du tabac remonte à plus de 3 000 ans, en Amérique. En effet, les Indiens fumaient le " tabaco ", l'ancêtre du cigare. Au milieu du XVIième siècle, le tabac est considéré comme un " médicament universel " grâce au médecin personnel de Philippe II. Mais c'est grâce à Jean Nicot que le tabac, en tant que plante médicinale, connaît un véritable essor en France. Celui-ci fait envoyer de la poudre de tabac à la cour d'Espagne pour soigner le fils de Catherine de Médicis qui souffre de graves migraines. Le tabac prend alors le nom de Nicotiana tabacum et sa vente sous forme de poudre est désormais réservée aux apothicaires. Le tabac commence à être fumé par plaisir sous Louis XIII. Les premières plantations de tabac en France datent du milieu du XVIIième siècle, à Clairac dans le Lot-et-Garonne.

En France, il existe actuellement 7.00 exploitations qui cultivent du tabac et cette production couvre environ 10.000 ha du territoire.

On compte 5 grands types de tabacs :


  • les tabacs bruns,
  • les variétés claires (Burley et Virginie),
  • les orientaux
  • les tabacs séchés à la fumée.

Les trois premières variétés sont cultivées en France.

2.4 Drogues

Comme beaucoup d'autres pays, la France a mis en place un dispositif législatif pour interdire l'usage, le commerce et la détention de certaines substances végétales toxiques, psychotropes ou stupéfiantes... Nous n'allons pas entrer dans les détails. Il faut juste savoir que le pavot (morphine) et cultivé en France pour des raison médicale. Par contre le chanvre permettent de faire du cannabis ne l'est pas. Ses propriétés thérapeutiques sont bien connues mais la législation française (comme américaine) ne permet pas d'y avoir recours. Un médicament à base de THC (tétrahydrocanabinol) synthétique existe sur la marché et il est utilisé en particulier par les malades du SIDA pour lutter contre la perte de poids mais certaines personnes affirment que son efficacité est moins importante que celle du cannabis "naturel".

Note : le chanvre planté pour le textile, qui est la même espèce que pour le cannabis, est très surveillé en France et ne doit pas contenir plus de 0,2% de THC ; cela est garanti grâce à des semences très surveillées.

3 Les allergies au pollen


Prérequis

Comme nous l'avons déjà vu en leçon 5 chapitre 3, le pollen sont les cellules (??) mâles qui permettent de féconder les ovules. Il est formé de grains se trouvant dans les étamines des fleurs en très grande quantité.

Pour pouvoir se reproduire, une fleur doit être fécondée, c'est à dire que le pollen doit être transporté de l'étamine d'une fleur mâle jusqu'au pistil (au pied duquel se trouve l'ovule) d'une fleur femelle réceptrice.

Les plantes dont la dissémination des grains de pollens est due au vent sont dites "anémophiles" (étymologiquement "qui aime le vent").

Les plantes dont la dissémination des grains de pollens nécessitent l’intervention d’un insecte sont dite "entomophiles" (étymologiquement "qui aime les insectes", entomon=insecte en grec).

Chaque plante a un pollen qui lui est particulier (même en dehors de toute analyse ADN). Cela permet depuis très longtemps d'identifier les plantes qui ont pu être en contact avec certaines choses (momies égyptiennes, vases, Saint suaire,...) mais aussi de connaître les plantes présentes à certaines époques (dans les tourbières par exemple).
Voici quelques photos de grains de pollen prises au microscope :




Ambroisie

Chêne

Graminées
3.1 Introduction

Pour provoquer des symptômes d’allergie, il est indispensable que les grains des pollens arrivent sur les muqueuses respiratoires de l’homme. Cela ne peut arriver de manière naturelle que pour les plantes anémophiles.

Pour 10 à 20% de la population, ces grains de pollens transportés dans l'air, sont responsables de réactions allergiques, en général saisonnières, appelées " rhumes des foins " dont les caractéristiques sont le nez qui coule et/ou des éternuements.

Ce type d’allergie que nous allons étudier ici, aurait doublé ces 10 dernières années en France.

3.2 Allergies

Plus de 20% de la population française souffre d’allergie respiratoire. De nombreux facteurs peuvent être à l’origine de ces manifestations. Ils peuvent être classés en 3 catégories :


  • Les facteurs environnementaux intérieurs :
    il s’agit de tous les allergènes potentiels respirés avec l’air intérieur des locaux : acariens, moisissures, poils de chat, poils de chien, etc.
  • Les facteur environnementaux extérieurs :
    il s’agit de tous les allergènes potentiels respirés avec l’air extérieur : pollens, moisissures.
  • Les facteurs de pollution atmosphérique :
    il s'agit de tous les gaz d'échappement : automobiles, usines, etc.

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MessageSujet: Re: Apprendre la botanique: en 10 leçons   Mer 15 Oct - 1:33

Leçon 10

1 Introduction

Enfin, la dernière leçon. Vous savez tout ce qu'il faut savoir basiquement sur les plantes. Nous allons terminer par des domaines très spécifiques : la biologie (la cellule) et le droit (et oui, il y a des lois qui parlent de plantes !). Mais nous finirons par un sujet plus intéressant : la cuisine.

2 Quelques repères sur la structure cellulaire

Les plantes synthétises elles-mêmes les substances nécessaires à leur organisation, à leur croissance et à leur reproduction. Chacune des cellules des feuilles, des fleurs et des tiges évoque un entrepôt de marchandises.
La paroi cellulaire des végétaux est une des grandes différences avec la cellule animale. Elle contient des molécules de cellulose qui lui donne une plus grande rigidité que celle des cellules animales. Ces molécules forment des cordons qui - à la manière de l'armature en acier d'un bâtiment - garantissent une élasticité suffisante. Cette paroi contient en guise de remplissage, des pectines (responsable de l'aspect gélatineux des gelée de fruit). Ces cellules peuvent aussi renfermer de la lignine qui est très rigide (d'où le nom de tige ligneuse pour les arbres).
La deuxième différence avec la cellule animale est que la cellule végétale contient un organe qui lui est propre : le plaste. Chloroplaste contenant la chlorophylle dans les feuille, amyloplaste contenant de l'amidon dans les tissus de réserves (bulbes,...), chromoplaste dans les pétales des fleurs pour leur donner leurs couleurs. La dernière différence (pour les spécialiste) : elle possède un appareil vacuolaire très développé occupant souvent plus de 80% du volume totale de la cellule.
Nous n'irons pas beaucoup plus loin sur la structure cellulaire. N'oubliez pas non plus que ce sont ces cellules qui synthétisent tous les produits divers et varié dont on n'a parlé : les poisons pour l'autodéfense, les nectar et parfums pour attirer les insectes. Ces molécules sont tellement complexes qu'on les extrait des plantes pour les médicaments car on ne sait pas les reproduire.

3 Législation sur la protection des plantes

Un grand nombre de plantes sont protégées sur le territoire français pour prévenir la disparition d'espèces végétales menacées. Ce qui signifie qu'est interdit "la destruction, la coupe, la mutilation, l'arrachage, la cueillette ou l'enlèvement, le colportage, l'utilisation, la mise en vente, l'achat de tout ou partie" de ces spécimens.
Pour pouvoir cueillir une de ces plantes, et ceci est parfois nécessaire que ce soit pour un musée, une recherche médicale ou une application médicale, il faut faire une demande officielle au ministère de l'environnement afin de présenter l'autorisation à toute requête d'un agent.
Deux arrêté récapitulent les interdictions et les droits et donnent la liste des plantes protégées :
Arrêté du 20 janvier 1982 intégrant les modifications de l'arrêté du 31 août 1995 avec la liste des espèces protégées au niveau national en France (journal officiel du 17 octobre 1995)
et l'Arrêté du 19 juillet 1988 relatif à la liste des espèces végétales marines protégées (journal officiel du 9 août 1988). La liste complète comprend environ 500 plantes (n'oubliez pas qu'il n'y en a que 2500 en Europe !).
Si l'on compare le nombre d'espèces menacées par rapport aux nombre d'espèces totale, on obtient le tableau suivant :



Lieux
Nombres d'espèces
Espèces menacées
marais, forêts marécageuses et plans d'eau pauvres
209
123
végétation côtière
90
40
prairies sèches et semi-sèches
437
180
végétation annuelle privilégiant les zones humides
83
33
plan d'eau riches
166
59
prairies humides
228
78
zone préalpines
80
22
végétation alpines
333
96
landes de ligneux nains et nards
148
42
champs de plantes sauvages et autre végétation rudérale
331
80
Ce qu'il faut retenir de ce tableau principalement, c'est que les plantes protégées ne se trouvent pas que dans les Alpes comme on l'entend souvent. Il n'y a pas que l'edelweiss dans la vie !

4 Les plantes en cuisines

Terminons par un thème un peu plus drôle : les plantes en cuisine. D'où viennent donc nos fruits (pommes, poires,...) et légumes (poireaux, pommes de terre, choux...) ?
Toutes les plantes cultivées sont issues d'espèces sauvages. Grâce à une sélection bien ciblée, l'homme les a adaptées à ses besoins et ainsi crée un grand nombre de plantes utiles grâce auxquelles l'alimentation de la population mondiale est riche et variée. Le chou et les innombrables espèces qui lui sont apparentées sont un bel exemple d'une culture bien maîtrisée. Le chou sauvage (Brassica oleracea) existe sur les côtes chaudes de l'Europe et jusque dans le sud de l'Angleterre. C'est grâce à l'énorme capacité de transformation morphologique de cette espèce que l'on a aujourd'hui le chou-rave, les choux de Bruxelles, le chou-fleur, le chou blanc, le chou de chine, le chou rouge,...
Anciennement, beaucoup plus de plantes sauvages étaient utilisées pour diversifier la nourriture. Si elles ne le sont plus, ce n'est pas toujours parce qu'elles sont moins bonnes mais aussi parce qu'elles ne sont pas cultivables, qu'elles se conservent mal (voyez comme les coings ont disparus !), ou qu'elles ne sont pas populaires.
Les orties (quelle horreur, ça pique !), oui mais c'est très bon pour la santé, plein de sels minéraux, ça se mange, c'est bon et c'est gratuit (attention, prenez-les tendres au printemps).
Alors... au lieu d'acheter de plus en plus cher des fruits exotiques, découvrez ou redécouvrez des recettes traditionnelles. Une soupe à l'ortie épatera vos amis bien plus que des trucs à la mangue ou à je ne sais quoi que vous aurez payez très cher.


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MessageSujet: Re: Apprendre la botanique: en 10 leçons   Mer 15 Oct - 1:39

bisra a écrit:
oh delich je trouve q tu t'interesse à boco de chose hors l'architecte

c bien

merciiiiiiiii
de rien ma cher bisra je dois participe dans plusieurs domaine pour intérêt de tous

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MessageSujet: Re: Apprendre la botanique: en 10 leçons   

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Apprendre la botanique: en 10 leçons
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